Le ministre exécutif des Transports du Gauteng, Kedibone Diale‑Tlabela, a dénoncé des faits d’extorsion au sein de l’industrie du taxi, rappelant que la criminalité n’a aucune place dans le système de transport public provincial. Elle a annoncé que les licences des opérateurs impliqués seront retirées et a exhorté le secteur à régler les différends par les voies légales.
Déclaration du MEC et mesures annoncées
Lors d’une conférence de presse, Kedibone Diale‑Tlabela a souligné que toute forme d’intimidation ou de coercition nuit à la stabilité du transport collectif. Elle a indiqué que le département des Transports du Gauteng, par l’intermédiaire de son porte-parole Lesiba Mpya, appliquera les procédures légales pour révoquer les licences des titulaires reconnus coupables d’actes criminels. Cette décision vise à restaurer la confiance des usagers et à protéger les opérateurs respectueux des règles.
Le rôle du Provincial Taxi Task Team
Le problème a été transmis au Provincial Taxi Task Team, un groupe de travail chargé de surveiller les pratiques du secteur et de proposer des solutions. Ce comité, composé de représentants gouvernementaux, de syndicats de taxis et d’experts en mobilité, devra identifier les réseaux d’extorsion, enquêter sur les plaintes et recommander des sanctions. Son mandat inclut également la promotion de mécanismes de règlement des différends afin d’éviter le recours à la violence ou à la contrainte.
Implications pour les exploitants de licences et le secteur
Pour les détenteurs de licences, la menace de révocation constitue un signal fort : la conformité aux lois devient une condition sine qua non pour exercer. Les exploitants devront renforcer leurs procédures internes de contrôle et collaborer avec les autorités pour démontrer l’absence de pratiques illicites. À plus long terme, la mesure pourrait inciter une restructuration du marché, favorisant les opérateurs transparents et décourageant les groupes informels qui utilisent la force pour imposer leurs tarifs.
Enjeux pour la stabilité du transport public dans le Gauteng
Le Gauteng, région la plus peuplée d’Afrique du Sud, dépend largement du réseau de taxis pour les déplacements quotidiens. Une recrudescence de l’extorsion risque d’alourdir les coûts pour les usagers, de réduire la fréquence des services et de compromettre la sécurité routière. En agissant rapidement, le gouvernement provincial cherche à préserver la fluidité du trafic, à garantir l’accessibilité des transports pour les travailleurs et à soutenir la croissance économique locale. Le suivi de ces mesures sera crucial pour évaluer leur efficacité et ajuster la politique en fonction des résultats.