Une canicule précoce et intense menace le Maroc dès le 1er septembre 2026, avec des températures maximales dépassant localement les 40°C. Selon les prévisions de la Direction générale de la météorologie, plusieurs villes du royaume pourraient enregistrer des records de chaleur, posant des défis majeurs pour les infrastructures, l’agriculture et la santé publique.
Des pics de chaleur records dans l’Atlas et le Sud-Est
Les régions les plus exposées se situent dans l’Atlas et le Sud-Est, où les températures maximales pourraient atteindre ou dépasser les 40°C. À Taounate, par exemple, le mercure pourrait grimper jusqu’à 42°C, tandis qu’à Aousserd, dans le Sahara, la barre des 43°C est envisagée. Ces valeurs, bien supérieures aux normales saisonnières, soulèvent des inquiétudes quant à la résilience des populations et des écosystèmes locaux.
Des villes côtières moins touchées, mais pas épargnées
Les zones côtières, comme Agadir ou Essaouira, bénéficieraient de températures plus modérées, comprises entre 25°C et 28°C. Cependant, même dans ces régions, la chaleur pourrait s’avérer difficile à supporter pour les habitants et les touristes, en particulier dans les zones urbaines densément peuplées. À Casablanca ou Rabat, les maximales oscilleraient entre 27°C et 31°C, des valeurs déjà élevées pour un début septembre.
Des risques sanitaires et économiques à anticiper
Une telle vague de chaleur, si elle se confirme, pourrait avoir des conséquences graves sur la santé publique, notamment pour les personnes vulnérables (personnes âgées, enfants, travailleurs en extérieur). Les autorités marocaines pourraient être contraintes de renforcer les mesures de prévention, comme les alertes canicule ou la distribution d’eau potable. Par ailleurs, l’agriculture, déjà fragilisée par les sécheresses récurrentes, pourrait subir des pertes supplémentaires, affectant la sécurité alimentaire du pays.
Un phénomène lié au changement climatique ?
Ces prévisions s’inscrivent dans la tendance des vagues de chaleur de plus en plus fréquentes et intenses au Maroc, un phénomène attribué au réchauffement climatique. Les scientifiques alertent depuis des années sur l’augmentation des températures moyennes dans la région, avec des épisodes caniculaires devenant la norme plutôt que l’exception. Une adaptation des infrastructures et des politiques publiques semble désormais indispensable pour limiter les impacts de ces dérèglements.