La cheffe du gouvernement désignée, Fatima-Zahra Mansouri, a officialisé la formation d'une coalition quadripartite composée du Parti authenticité et modernité (PAM), de l'Istiqlal, de l'Union socialiste des forces populaires (USFP) et du Parti du Progrès et du Socialisme (PPS). Cet attelage politique dispose d'une assise solide à la Chambre des représentants avec 207 sièges sur 395, dépassant ainsi de neuf unités le seuil de la majorité absolue.
Cette alliance, actée le 12 octobre après deux cycles de négociations, ne se limite pas à une simple addition arithmétique. Elle marque le retour au premier plan d'une dynamique politique structurée autour du PAM, allié aux formations historiques de l'ancienne Koutla. L'objectif affiché est de garantir une cohérence idéologique nécessaire pour répondre aux impératifs de gouvernance, de justice sociale et de développement économique du pays.
Une assise parlementaire pour les réformes
Avec 207 députés, la nouvelle majorité se donne les moyens de sa politique. La coalition entend s'aligner sur les orientations royales, en mettant l'accent sur la construction démocratique et l'équité territoriale. Ce bloc parlementaire est présenté comme un outil capable de naviguer entre les défis internes et les contraintes géopolitiques internationales, en s'appuyant sur une vision réformatrice partagée par les quatre partis membres.
Le défi de la composition ministérielle
La phase suivante, désormais ouverte, concerne la constitution de l'équipe gouvernementale. Fatima-Zahra Mansouri a posé des critères stricts pour le choix des futurs ministres : compétence, intégrité, probité et sens politique. L'enjeu est de garantir une homogénéité au sein de l'Exécutif, condition sine qua non pour assurer la stabilité et l'efficacité de l'action gouvernementale dans les années à venir.
L'élaboration du programme de coalition
Parallèlement à la nomination des ministres, les quatre formations politiques ont entamé l'élaboration du programme gouvernemental. Ce document devra traduire concrètement les priorités de la coalition et définir la feuille de route pour les réformes structurelles. La cheffe du gouvernement a insisté sur la nécessité d'une exécution rapide, afin que l'Exécutif puisse se mettre au travail sans délai pour répondre aux attentes exprimées lors des dernières échéances électorales.