Le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP) a publié son rapport annuel 2025, soulignant que le Maroc a considérablement élargi ses programmes de protection sociale, notamment pour les femmes victimes de violences, les personnes autistes et les adolescentes. Ces avancées, réalisées en partenariat avec les autorités marocaines, visent à améliorer la collecte de données, la coordination intersectorielle et le financement durable des actions.
Extension du dispositif national « Aman Laki » pour les victimes de violences
Le système Aman Laki, piloté par le ministère de la Solidarité, de l’Insertion sociale et de la Famille avec le soutien du FNUAP, couvre désormais 107 établissements multifonctionnels à travers le Royaume. Cette expansion a été accompagnée de la formation de 209 agents de première ligne, capables de centraliser les informations relatives aux violences basées sur le genre, renforçant ainsi le suivi et la prise en charge des survivantes.
Premier plan national intersectoriel dédié à l’autisme
2025 marque la publication du premier cadre stratégique global du Maroc en matière d’autisme. Ce plan vise à harmoniser les actions publiques – santé, éducation, insertion professionnelle – afin d’offrir une réponse cohérente aux besoins des personnes autistes et de leurs familles. Le FNUAP le qualifie de jalon majeur pour la coordination des politiques sectorielles.
Feuille de route nationale pour les droits des adolescentes et le Girls Impact Fund
Une nouvelle feuille de route a été élaborée pour répondre aux enjeux spécifiques des adolescentes, incluant la lutte contre le harcèlement en ligne et l’amélioration de la santé menstruelle. Le financement mixte du Girls Impact Fund assure la pérennité des programmes ciblés, tandis que 92 acteurs issus du secteur public, de la société civile, du privé et des médias ont bénéficié de formations pour renforcer leurs compétences.
Innovation dans la gouvernance territoriale : tableau de bord de Tanger et Prosocial AI
Le rapport met en avant un tableau de bord dynamique testé dans la région de Tanger, destiné à suivre en temps réel les indicateurs démographiques et sociaux. Cette expérimentation pourrait être reproduite ailleurs pour optimiser la prise de décision publique. Parallèlement, l’initiative Prosocial AI explore l’usage de l’intelligence artificielle dans l’éducation, le travail et les services publics, tout en insistant sur la préservation du rôle humain.