Le Maroc a consolidé son statut de partenaire stratégique de la France en matière de défense en 2025, avec un volume de commandes militaires atteignant 532,1 millions d'euros. Cet investissement, le plus important de la dernière décennie pour le Royaume, témoigne d'une volonté affirmée de modernisation des équipements des Forces armées royales.
L'acquisition stratégique des hélicoptères Caracal
Le pilier central de cette dynamique est la commande de dix hélicoptères Caracal, conçus par Airbus. Cet achat, acté en fin d'année 2025, répond à un besoin opérationnel critique : le remplacement d'une flotte d'appareils Puma en service depuis près de quatre décennies. Cette transaction explique à elle seule la quasi-totalité des dépenses militaires marocaines auprès de l'industrie française sur l'exercice écoulé, marquant une progression spectaculaire par rapport aux années précédentes.
Un volume de commandes sans précédent en Afrique
Sur la période 2016-2025, le Maroc s'impose comme le premier importateur d'armement français sur le continent africain, avec un cumul dépassant 1,3 milliard d'euros. Ce chiffre place le Royaume loin devant d'autres puissances régionales comme le Sénégal ou le Nigeria, dont les dépenses sur la même période n'ont pas franchi le seuil des 400 millions d'euros. En 2025, le Maroc a ainsi établi un record continental en termes de bons de commande annuels.
Diversification des équipements et licences d'exportation
Au-delà des aéronefs, l'effort de modernisation marocain s'étend à des systèmes de surveillance et de défense sophistiqués. Le rapport parlementaire français souligne la délivrance de 42 licences d'exportation pour une valeur totale de 1,27 milliard d'euros. Parmi ces autorisations figurent des systèmes de conduite de tir et de surveillance, évalués à près de 970 millions d'euros, ainsi que des munitions et des armes légères. Si le Maroc domine en volume de commandes, le rapport note toutefois que le Bénin a obtenu un nombre supérieur de licences d'exportation sur l'année 2025, illustrant la diversité des flux d'armement français vers le continent.