Le Maroc réaffirme la Déclaration de 2022 comme pilier central de sa coopération stratégique avec l'Espagne

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 21 lectures
Le Maroc réaffirme la Déclaration de 2022 comme pilier central de sa coopération stratégique avec l'Espagne

En marge de la 81e session de l'Assemblée générale des Nations unies à New York, le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, a réitéré l'engagement de Rabat envers la Déclaration conjointe d'avril 2022. Ce cadre diplomatique, scellé entre le roi Mohammed VI et Pedro Sánchez, demeure le socle indispensable pour stabiliser les relations bilatérales face aux défis sécuritaires et migratoires.

Un partenariat fondé sur la concertation

Lors d'un entretien avec son homologue espagnol, José Manuel Albares, le chef de la diplomatie marocaine a insisté sur la nécessité de privilégier le dialogue et le respect mutuel. Selon Nasser Bourita, la relation entre les deux pays doit impérativement éviter les « faits accomplis » et les « actes inattendus ». Cette approche vise à sanctuariser les domaines de convergence, tels que la coopération économique et sécuritaire, tout en gérant les points de divergence par une concertation permanente et un esprit de bon voisinage.

Recadrage face aux critiques politiques

Le ministre a profité de cette tribune internationale pour répondre fermement à certains responsables politiques espagnols dont les prises de position sont jugées préjudiciables à la relation bilatérale. Nasser Bourita a dénoncé une « rhétorique stérile » et des « réquisitoires infondés » qui, selon lui, témoignent d'une méconnaissance du Maroc contemporain. Il a déploré que ces acteurs privilégient la polémique au détriment d'une compréhension fine des enjeux stratégiques, notamment en matière de gestion des flux migratoires.

La question des retours migratoires

Le dossier migratoire, point de tension récurrent, a été abordé avec une grande clarté par le ministre marocain. Nasser Bourita a réaffirmé la position de Rabat en faveur du retour des migrants en situation irrégulière et des mineurs non accompagnés. Il a toutefois rejeté la responsabilité des blocages actuels sur le Maroc, pointant du doigt des « contraintes internes » et des « obstacles » propres à l'administration espagnole. Pour le ministre, les difficultés opérationnelles dans le processus de retour ne découlent pas d'un manque de coopération marocaine, mais de polémiques politiques internes à l'Espagne qui entravent l'efficacité des accords conclus.

Un enjeu de stabilité régionale

La persistance de ces débats souligne la fragilité de l'équilibre diplomatique entre les deux rives du détroit. Si Rabat et Madrid affichent une volonté commune de consolider un partenariat stratégique, la gestion des flux migratoires et les pressions politiques intérieures en Espagne restent des points de friction à surveiller. La capacité des deux gouvernements à maintenir le cap de la Déclaration de 2022 sera déterminante pour la sécurité et la stabilité de la région méditerranéenne.

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