Le Maroc a reçu le Prix UNESCO 2026 pour l’éducation des filles et des femmes, grâce à son initiative « Project Soar ». La remise, qui s’est déroulée à Paris le 9 octobre, a été saluée par Peng Liyuan, envoyée spéciale de l’UNESCO et épouse du président chinois.
Une cérémonie internationale à Paris
Le 9 octobre 2026, l’UNESCO a organisé à Paris la remise du prix dédié à l’éducation des filles et des femmes. Outre le Maroc, le Pérou a également été honoré. Peng Liyuan, qui a adressé une allocution vidéo, a rappelé que l’accès à l’éducation pour les filles constitue un baromètre du progrès civilisé et a souligné les avancées réalisées grâce à la mobilisation de la communauté internationale.
« Project Soar » : un modèle d’accompagnement des adolescentes
Le projet marocain, baptisé « Project Soar », a été distingué pour son volet « Project Soar dans une Valise », qui fournit aux adolescentes défavorisées les moyens de poursuivre leurs études et de planifier leur avenir. Depuis son lancement en 2017, l’initiative a touché plus de 8 000 jeunes filles dans cinq pays, en combinant soutien matériel, mentorat et activités de sensibilisation. Les bénéficiaires déclarent que le programme a renforcé leur confiance et ouvert des perspectives d’insertion professionnelle.
Appel de Peng Liyuan et rôle de la Chine dans l’éducation numérique
Dans son message, Peng Liyuan a rappelé l’engagement historique de la Chine en faveur de l’éducation des filles et a mis en avant les projets de coopération avec l’UNESCO. Elle a notamment évoqué l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle pour offrir des contenus pédagogiques de qualité, réduire les écarts de genre et fournir aux femmes du Sud des outils numériques adaptés. Elle a exhorté les États et les organisations à intensifier les formations professionnelles et à développer l’éducation digitale afin que les femmes puissent pleinement exploiter les technologies émergentes.
Enjeux et perspectives
Le prix UNESCO 2026 met en lumière la nécessité de poursuivre les efforts pour garantir une éducation inclusive et de qualité. Les acteurs du secteur éducatif sont invités à s’appuyer sur les bonnes pratiques du « Project Soar », à renforcer les partenariats public‑privé et à mobiliser les ressources technologiques pour atteindre les zones les plus marginalisées. Selon les propos de Peng Liyuan, la coopération internationale et l’innovation numérique seront les leviers majeurs pour transformer l’éducation des filles en un moteur de développement durable à l’échelle mondiale.