Le Maroc a officiellement inauguré son nouvel exécutif, composé de 32 membres et dirigé par la Première ministre Fatima Ezzahra El Mansouri. Cette formation, actée après deux semaines de tractations politiques, marque une volonté de stabilité institutionnelle tout en intégrant de nouveaux profils issus de divers horizons professionnels.
Une stratégie de continuité institutionnelle
La composition du nouveau gouvernement révèle une volonté marquée de préserver la continuité, particulièrement au sein des départements régaliens. Dix ministres de l'équipe sortante ont été reconduits à leurs postes, assurant une stabilité dans des secteurs clés tels que l'Intérieur, la Justice et les Affaires étrangères. Cette longévité, illustrée par une présence cumulée de 41 ans pour les titulaires de ces trois portefeuilles, souligne la permanence des orientations stratégiques du royaume.
Réorganisation économique et renouvellement des effectifs
Parmi les changements notables, Faouzi Lekjaa, précédemment en charge du Budget, accède au ministère de l'Économie et des Finances. Ce remaniement s'accompagne de l'entrée de 17 personnalités novices au sein de l'exécutif, issues du secteur privé, de l'administration et du monde universitaire. Au total, le gouvernement compte sept femmes, incluant la Première ministre, au sein d'une équipe qui devra rapidement relever ses premiers défis législatifs.
Une coalition majoritaire pour le PAM
Le Parti authenticité et modernité (PAM), vainqueur des législatives du 23 septembre avec 97 sièges, structure cette nouvelle majorité. En s'alliant avec l'Istiqlal, l'Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS), la coalition atteint 207 sièges à la Chambre des représentants, garantissant ainsi la majorité absolue. Le PAM s'octroie dix portefeuilles ministériels, tandis que les autres sièges sont répartis entre les partis alliés et des personnalités sans affiliation partisane.
L'échéance immédiate de la loi de finances
Le nouvel exécutif dispose d'un calendrier législatif serré. Dès sa prise de fonction, le gouvernement doit se concentrer sur l'élaboration du projet de loi de finances 2027. Ce texte crucial doit être déposé au bureau de la Chambre des représentants avant le 20 octobre, marquant ainsi le premier test opérationnel pour l'équipe dirigée par Fatima Ezzahra El Mansouri.