Le roi Mohammed VI a désigné Fatima Ezzahra El Mansouri comme première femme à diriger le gouvernement marocain, suite aux élections législatives du 23 septembre. À 50 ans, l’avocate et ancienne maire de Marrakech devra former une coalition et préparer le pays à accueillir la Coupe du monde FIFA 2030.
Nomination et cadre constitutionnel
Conformément à la Constitution marocaine, le monarque nomme le chef du gouvernement à partir du parti qui obtient le plus de sièges à la Chambre des représentants. Le palais royal a annoncé que le roi Mohammed VI a reçu El Mansouri au palais de Rabat avant de lui confier la responsabilité de former le nouveau gouvernement.
Résultats électoraux et formation de la coalition
Les élections du 23 septembre ont placé le parti Authenticité et Modernité (PAM) en tête avec 97 sièges sur les 395 de la Chambre. Le Rassemblement national des indépendants (RNI) suit avec 66 sièges, puis le parti Istiqlal avec 65. Aucun parti n’atteint la majorité absolue, ce qui contraint El Mansouri à négocier une coalition afin d’assurer la stabilité parlementaire.
Parcours de Fatima Ezzahra El Mansouri
Avocate de formation, El Mansouri a d’abord exercé comme maire de Marrakech, où elle a été reconnue pour ses actions en matière d’urbanisme. Dans le gouvernement sortant, elle a occupé le portefeuille du territoire national, de l’urbanisme, du logement et de la politique urbaine, ce qui lui confère une expérience directe des enjeux territoriaux et sociaux du pays.
Enjeux majeurs du nouveau gouvernement
Le mandat d’El Mansouri coïncide avec la préparation de la Coupe du monde FIFA 2030, que le Maroc co‑organisera avec l’Espagne et le Portugal. Au-delà de cet événement sportif, le gouvernement devra répondre à des défis économiques et sociaux pressants, notamment le chômage des jeunes et la qualité des services publics. La capacité à articuler une politique cohérente entre les partenaires de coalition sera déterminante pour la mise en œuvre de réformes structurantes.