Le Maroc n’a pas orchestré l’afflux migratoire à Ceuta, selon Madrid

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 30 lectures
Le Maroc n’a pas orchestré l’afflux migratoire à Ceuta, selon Madrid

Madrid rejette les accusations d’un rapport policier suggérant une orchestration marocaine de l’afflux migratoire à Ceuta fin juillet, alors que des milliers de migrants restent bloqués dans l’enclave espagnole.

Un rapport policier controversé

Un rapport policier commandé par un juge espagnol allègue que les forces de sécurité marocaines auraient délibérément réduit leur présence près de la frontière et évité de disperser les foules lors de l’afflux record de 72 000 personnes à Ceuta le 30 juillet. Ces allégations, publiées cette semaine, suggèrent une possible stratégie pour submerger les contrôles frontaliers espagnols. Pourtant, le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a catégoriquement démenti toute preuve d’une implication du Maroc dans l’organisation de cet événement.

Des déclarations sans fondement selon Madrid

« Je peux vous assurer qu’aucune institution – ni le service diplomatique, ni la Commission européenne, ni aucun organisme international – n’a fourni au gouvernement espagnol de preuve solide que le Maroc a planifié ou exécuté cet incident », a déclaré Sanchez devant le Parlement. Il a cependant reconnu que les autorités marocaines avaient toléré des passages pendant dix heures, sans préciser si cela relevait d’une inaction ou d’une incapacité à contenir l’afflux. Les autorités espagnoles peinent encore à trancher cette question.

Des tensions persistantes malgré la coopération marocaine

Alors que Rabat a collaboré avec Madrid pour le renvoi de la majorité des migrants dans les 48 heures suivant leur arrivée, environ 5 000 personnes, dont 1 200 enfants, restent bloquées à Ceuta. Cette situation a ravivé les tensions politiques en Espagne, où des milliers de manifestants ont défilé mercredi pour dénoncer la gestion de la crise par le gouvernement. Certains slogans, comme « Expulsez les envahisseurs » ou « Ceuta n’est pas à vendre », reflètent un climat de rejet croissant envers les migrants et les autorités.

Le Maroc rejette les accusations et pointe une campagne sur les réseaux sociaux

Les autorités marocaines ont rejeté ces allégations, attribuant l’afflux à une interprétation erronée d’un arrêt de justice espagnol ouvrant une brèche juridique pour les arrivées par voie maritime. Elles ont également évoqué une campagne virale sur les réseaux sociaux ayant propagé l’information d’un passage massif. Malgré ces explications, l’affaire continue de peser sur les relations entre les deux pays, alors que l’Espagne cherche à clarifier les responsabilités dans cette crise humanitaire et sécuritaire.

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