À quatre ans de l'échéance mondiale, le Maroc déploie une stratégie d'envergure pour s'imposer comme l'hôte de la finale de la Coupe du monde 2030. Le président de la Fédération royale marocaine de football, Fouzi Lekjaa, a officiellement placé cet objectif au cœur des priorités nationales, engageant l'ensemble des institutions du pays dans cette candidature.
Le Grand Stade de Benslimane comme atout maître
La pièce maîtresse de cette ambition marocaine est le futur Grand Stade Hassan II de Benslimane. Avec une capacité annoncée de 115 000 places, cette infrastructure est conçue pour répondre aux standards les plus exigeants de la FIFA. Pour les autorités marocaines, ce stade ne représente pas seulement un équipement sportif, mais un levier stratégique pour convaincre les instances internationales de la viabilité et de l'envergure du dossier marocain face à la concurrence européenne.
Une compétition diplomatique avec l'Espagne
La course à la finale s'inscrit dans un contexte de coorganisation tripartite impliquant le Maroc, l'Espagne et le Portugal. Si le Maroc affiche ses ambitions, l'Espagne ne cache pas sa volonté de voir l'ultime rencontre se dérouler sur son sol. Madrid, avec le stade Santiago Bernabéu, et Barcelone, avec le Camp Nou, sont les deux places fortes mises en avant par les responsables espagnols. Le président du Conseil supérieur des sports espagnol a d'ailleurs réaffirmé récemment la détermination de son pays à défendre ses chances pour obtenir ce privilège.
Un enjeu majeur pour la coorganisation
Le choix du site de la finale demeure l'un des points les plus sensibles des négociations entre les trois pays hôtes. Alors que la préparation logistique et institutionnelle s'accélère, la décision finale sur le lieu de la clôture du tournoi cristallise les enjeux de prestige et de retombées économiques liés à cet événement planétaire. Pour le Maroc, l'enjeu est de démontrer sa capacité à orchestrer un événement de cette ampleur, tout en consolidant sa place au sein du trio organisateur.