Lors de l’ouverture de la Morocco CyberSecurity Week à Rabat, le ministre délégué chargé de l’Administration de la Défense nationale, Abdeltif Loudyi, a rappelé que la protection des systèmes d’information n’est plus une option mais une exigence face aux mutations numériques.
Une semaine nationale dédiée à la cybersécurité
Organisée du 12 au 14 octobre sous le thème « La cybersécurité au service de la transformation numérique et du développement », la Morocco CyberSecurity Week réunit décideurs, experts et acteurs du secteur autour de tables‑rondes et d’ateliers. Les débats portent sur la protection des infrastructures critiques, la lutte contre la cybercriminalité, la sécurisation du cloud et le rôle de l’intelligence artificielle dans la résilience du cyberespace.
Cinq axes d’une stratégie nationale claire
Le ministre a présenté le cadre stratégique du pays, articulé autour de cinq piliers : un cadre juridique et normatif précis, le renforcement des capacités humaines, techniques et financières, la diffusion d’une culture de cybersécurité, le développement de moyens de détection et de réponse, et enfin une coopération régionale et internationale renforcée. Selon lui, ces leviers assurent la coordination entre les différents intervenants et garantissent la continuité des activités institutionnelles.
Quatre priorités pour la prochaine phase
L’expérience acquise sur le terrain a permis d’identifier quatre enjeux majeurs à prioriser : former des talents spécialisés, soutenir les entreprises de l’écosystème national, protéger les infrastructures d’importance vitale et intégrer les défis liés à l’intelligence artificielle. Loudyi insiste sur le fait que ces priorités doivent être traduites en actions concrètes pour anticiper les menaces futures.
Coopération régionale et ambition africaine
Dans le cadre de la Vision du Roi Mohammed VI, le Maroc s’engage à participer activement aux initiatives de cybersécurité en Afrique et dans le monde arabe. Le ministre a souligné que la coopération transfrontalière est essentielle pour bâtir une résilience collective et renforcer la confiance dans le cyberespace, notamment grâce à des échanges d’expertise et à des projets conjoints.