Face à une menace terroriste persistante, le ministère marocain de l'Intérieur mise sur une stratégie d'anticipation et de neutralisation préventive. Lors de la présentation de son budget sectoriel, le ministre Abdelouafi Laftit a souligné que la sécurité nationale repose désormais sur une coordination intégrée des services et une présence accrue sur le terrain.
Priorité à l'anticipation et à la prévention
Le ministre a réitéré que la lutte contre le terrorisme ne peut se limiter à une approche purement sécuritaire. Elle nécessite un effort soutenu de prévention de l'extrémisme, visant notamment à protéger la jeunesse contre les discours de haine. Cette stratégie s'articule autour de la promotion de valeurs de tolérance et de modération, tout en garantissant que chaque intervention des services de sécurité s'effectue dans le strict respect de la loi et sous le contrôle de l'autorité judiciaire.
Performance des services et gestion du territoire
Sur le plan opérationnel, le ministère revendique un taux de traitement des affaires criminelles de 90 % pour l'année 2025. Cette efficacité est attribuée à une mobilisation conjointe des forces de sécurité et à une meilleure réactivité face aux préoccupations des citoyens. Laftit a insisté sur l'importance d'une présence organisée sur le terrain, capable de s'adapter aux spécificités démographiques des zones urbaines et rurales, ainsi qu'aux flux saisonniers, comme l'a démontré le bon déroulement des élections législatives du 23 septembre dernier.
Renforcement des capacités logistiques et secours
Pour faire face aux risques naturels et technologiques, le ministère poursuit le maillage territorial du Royaume. Le déploiement d'équipements modernes s'accompagne de la création de nouvelles infrastructures : dix centres de secours ont été finalisés et cinq autres sont en cours de construction. Parallèlement, la Protection civile a intensifié ses interventions, notamment lors de la lutte contre plus de 300 incendies de forêt. Ces investissements incluent également le renforcement des capacités administratives et logistiques du Centre national de lutte antiacridienne, témoignant d'une volonté de consolider la résilience des services publics face aux menaces multiformes.