La Force internationale de stabilisation à Gaza (ISFA) franchit une étape opérationnelle majeure avec l'engagement concret du Maroc et du Kosovo. Un premier contingent conjoint de 500 soldats est désormais prêt à être déployé, marquant le début d'une phase de sécurisation et de désarmement du territoire palestinien.
Un déploiement opérationnel en zone de Rafah
Le général américain Jasper Jeffers, commandant de l'ISFA, a confirmé lors d'une réunion du Conseil de la paix pour Gaza à New York que les préparatifs pour le déploiement sont finalisés. Des missions de reconnaissance ont été menées dans le secteur de Rafah, tandis que les infrastructures d'une base temporaire destinée à accueillir les 500 militaires marocains et kosovars ont été achevées. Cette force avancée, rejointe par des contingents venus d'Albanie et du Kazakhstan, constitue le socle du dispositif sécuritaire international.
Stratégie de désarmement et sécurisation territoriale
L'opération repose sur une approche méthodique, secteur par secteur, pour répondre à la complexité du terrain, marquée par la présence de nombreux tunnels et d'armements disséminés. Le plan militaire et technique prévoit un désarmement progressif, couplé à la mise en place d'un mécanisme de vérification permanent. Parallèlement, le volet institutionnel avance avec le recrutement d'une police locale : plus de 250 000 candidatures ont été enregistrées, dont 19 premières recrues ont déjà entamé leur formation initiale.
Une approche fondée sur des mesures concrètes
Le dispositif, porté par le Conseil de la paix, ambitionne de dépasser les impasses diplomatiques par des incitations tangibles. Jared Kushner, membre du Conseil, a souligné que le projet mise sur des mesures vérifiables plutôt que sur la confiance, afin de garantir une stabilité durable. De son côté, Tony Blair a insisté sur la nécessité de solutions pragmatiques pour les populations locales, affirmant que la liberté de Gaza est indissociable d'une coexistence pacifique avec ses voisins. Le Maroc, partie prenante de cet accord depuis juillet 2026, s'inscrit ainsi dans une dynamique internationale visant à restructurer durablement la sécurité et le quotidien dans la bande de Gaza.