Le Maroc traverse une séquence marquée par des avancées stratégiques majeures, allant de l'implantation de géants technologiques mondiaux à une diplomatie active au sein des Nations Unies. Ces dynamiques s'inscrivent dans un contexte économique national en transition, où la croissance reste étroitement liée aux cycles agricoles.
L'IA de Nvidia s'implante à Casablanca
Le géant américain Nvidia a jeté son dévolu sur le Maroc pour déployer une infrastructure technologique de pointe. Dans la périphérie de Casablanca, le groupe prévoit la création d'une ville intelligente entièrement pilotée par l'intelligence artificielle, une première pour le continent africain et le monde arabe. Ce projet s'accompagne de la construction d'« usines d'IA » et de centres de données de nouvelle génération, dont l'alimentation énergétique sera assurée par des sources renouvelables, marquant une étape clé dans la stratégie numérique du Royaume.
Perspectives économiques et équilibres budgétaires
Les projections de Bank Al-Maghrib pour 2026 et 2027 révèlent une croissance contrastée. Si l'économie nationale devrait progresser de 4,4 % en 2026, portée par un rebond agricole, ce taux pourrait redescendre à 2,9 % l'année suivante. Ce ralentissement pose le défi de la diversification des moteurs de croissance hors secteur agricole. Parallèlement, les finances publiques montrent des signes de résilience : à fin août 2026, le déficit budgétaire s'établit à 58,6 milliards de dirhams, en légère amélioration par rapport à l'année précédente, grâce à une progression des recettes supérieure à celle des dépenses.
Une diplomatie tournée vers l'ONU
Sur la scène internationale, le Maroc réaffirme son poids diplomatique. Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, a souligné devant l'Assemblée générale de l'ONU le tournant historique pris par la question du Sahara marocain, soutenu par la résolution 2797 du Conseil de sécurité. Dans la continuité de cet engagement, le Royaume a officiellement annoncé sa candidature à un siège de membre non permanent au Conseil de sécurité des Nations Unies pour la période 2028-2029, affirmant sa volonté de contribuer activement à la paix et à la sécurité internationales.