La position extérieure globale du Maroc, indicateur clé de la situation patrimoniale du pays vis-à-vis du reste du monde, a atteint un solde débiteur de 791,8 milliards de dirhams (MMDH) à la clôture de l'année 2025. Cette évolution, qui représente une augmentation de 81,1 MMDH par rapport à l'exercice précédent, reflète une dynamique accrue des flux financiers internationaux, bien que tempérée par le renforcement des avoirs de réserve nationaux.
Une hausse marquée des engagements financiers
Le creusement du solde débiteur s'explique principalement par une progression significative des passifs financiers du pays. Les investissements directs étrangers (IDE) ont connu une croissance de 16 %, atteignant un stock de 756,9 MMDH. Cette enveloppe se compose majoritairement de titres de participation et de parts de fonds communs de placement, totalisant 650,7 MMDH, complétés par 106,2 MMDH d'instruments de dette. Parallèlement, les investissements de portefeuille et les autres investissements ont enregistré des hausses respectives de 18,8 % et 5 %.
L'expansion des investissements marocains à l'étranger
Sur le plan des actifs, le stock des investissements directs marocains à l'étranger (IDME) a progressé de 3,3 % pour s'établir à 112,1 MMDH. Cette dynamique est portée par les titres de participation, qui constituent désormais 69 % du stock total des IDME, soit 77,4 MMDH. À l'inverse, les instruments de dette détenus par des résidents marocains à l'étranger ont connu un léger repli de 3,6 %, se chiffrant à 34,7 MMDH.
Évolution des titres et réserves de change
La détention de titres marocains par des non-résidents a progressé de 29,9 MMDH, atteignant 197,9 MMDH, tandis que le portefeuille des résidents en titres étrangers a enregistré une hausse plus modeste de 2,7 MMDH, pour un total de 26,1 MMDH. Un point de vigilance positif demeure l'amélioration des avoirs de réserve du pays, qui ont progressé de 67,4 MMDH, agissant comme un facteur d'atténuation face à la hausse globale du solde débiteur national.