Le Maroc enregistre une dégradation préoccupante de la sécurité routière en 2025 avec 4 786 décès

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 4 lectures
Le Maroc enregistre une dégradation préoccupante de la sécurité routière en 2025 avec 4 786 décès

L'année 2025 marque un recul significatif en matière de sécurité routière au Maroc. Selon les données définitives de l'Agence nationale de sécurité routière (Narsa), le pays a enregistré 4 786 décès sur les routes, soit une augmentation de 18,94 % par rapport à l'exercice précédent, soulignant une aggravation généralisée de la sinistralité.

Une hausse marquée des accidents corporels

Le bilan annuel fait état de 160 661 accidents corporels, une progression de 12,14 % sur un an. Si le nombre de blessés graves a légèrement reculé de 2,41 % pour atteindre 14 363 victimes, les autres indicateurs sont au rouge : le nombre de blessés légers a grimpé de 13,26 %, totalisant 217 912 personnes. Cette tendance à la hausse des accidents touche aussi bien les zones urbaines que les axes hors agglomération, ces derniers affichant une dégradation plus marquée de l'ensemble des indicateurs de gravité.

La vulnérabilité accrue des deux-roues et des piétons

Les usagers vulnérables paient le plus lourd tribut à cette insécurité. Les conducteurs de deux et trois roues motorisés représentent à eux seuls 45 % des décès, avec 2 154 victimes, soit une hausse de près de 24 % par rapport à 2024. Les piétons constituent la deuxième catégorie la plus touchée, comptabilisant 1 251 décès, soit 26,1 % du total. À l'inverse, le bilan des usagers d'autobus et d'autocars montre une légère amélioration, tout comme celui des cyclistes, dont la mortalité a très faiblement reculé.

Disparités régionales et pics de mortalité

L'analyse géographique révèle que les régions de Casablanca-Settat, Marrakech-Safi et Rabat-Salé-Kénitra concentrent les bilans les plus lourds. À elles seules, cinq régions, incluant également Souss-Massa et l'Oriental, totalisent plus des deux tiers de l'augmentation nationale des décès. Seule la région de Guelmim-Oued Noun a réussi à inverser la tendance avec une baisse de 7,1 % de sa mortalité routière. Sur le plan temporel, le mois d'août demeure le plus meurtrier avec 534 décès, suivi par décembre, confirmant une recrudescence des accidents durant les périodes de forte mobilité.

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