À l'ouverture de la 12e législature, le roi Mohammed VI a tracé les priorités d'une nouvelle phase de développement pour le Maroc. Le souverain exhorte le secteur privé à devenir le moteur d'une croissance inclusive, capable de répondre aux aspirations de la jeunesse tout en renforçant la souveraineté économique du pays.
Le secteur privé comme levier de transformation
Le monarque a appelé les entreprises marocaines à intensifier leurs investissements productifs et à miser sur l'innovation et l'exportation. Cette dynamique doit, selon lui, compléter les réformes étatiques pour stimuler une transformation économique durable. L'enjeu est de taille : il s'agit de créer des emplois pérennes tout en assurant une répartition plus équitable des fruits de la croissance sur l'ensemble du territoire national.
Priorité à l'employabilité des jeunes
L'insertion professionnelle de la jeunesse constitue un axe central de cette stratégie. Le souverain préconise une approche intégrée qui articule étroitement le système éducatif et le développement des compétences avec les besoins réels du marché du travail. Cette stratégie vise à offrir aux jeunes des perspectives concrètes de mobilité sociale, garantissant ainsi la stabilité et la dignité auxquelles ils aspirent.
Souveraineté et résilience face aux crises
Pour renforcer la compétitivité du Maroc, le roi a plaidé pour l'élaboration de nouvelles stratégies nationales couvrant des secteurs vitaux tels que l'eau, l'énergie, la sécurité alimentaire, l'industrie et l'intelligence artificielle. L'objectif est de réduire la dépendance extérieure par la constitution de réserves stratégiques, permettant au pays de mieux résister aux chocs exogènes et de sécuriser son approvisionnement en biens essentiels.
Réforme territoriale et gouvernance
Sur le plan administratif, le souverain a insisté sur la nécessité d'accélérer la régionalisation avancée et la déconcentration. Il a appelé à un transfert effectif de compétences, de ressources financières et de personnel vers les régions. Cette décentralisation doit permettre une meilleure adéquation entre les politiques publiques et les besoins spécifiques des territoires, favorisant ainsi un développement local plus dynamique et réactif.