Le Maroc s’apprête à subir une vague de chaleur intense ce jeudi 27 août 2026, avec des températures dépassant localement les 40°C dans le sud et l’est du pays. Selon les prévisions de la Direction générale de la météorologie, plusieurs villes pourraient enregistrer des maximales bien au-dessus des normales saisonnières, posant des défis pour les populations et les infrastructures.
Des records de chaleur dans le sud et l’est
Les régions les plus touchées par cette canicule sont Aousserd (42°C), Bouarfa (41°C) et Ouarzazate (38°C). Dans ces zones, les températures maximales dépassent largement les moyennes historiques pour un mois d’août, avec un écart pouvant atteindre +8°C par rapport aux normales. À Errachidia, le mercure pourrait frôler les 36°C, tandis que Midelt et Marrakech afficheraient respectivement 35°C et 38°C.
Des villes côtières relativement épargnées
En revanche, les zones côtières du nord et de l’ouest du pays bénéficieraient d’un répit relatif. À Tanger, Tétouan, Al Hoceima ou encore Dakhla, les températures maximales ne devraient pas excéder 26°C, grâce à l’influence maritime. Rabat et Casablanca afficheraient des maximales autour de 27°C, tandis qu’Essaouira, connue pour son climat tempéré, resterait sous les 25°C.
Risques sanitaires et recommandations
Cette vague de chaleur, bien que prévisible, soulève des questions sur la préparation des autorités et des citoyens face aux épisodes caniculaires de plus en plus fréquents. Les populations vulnérables – personnes âgées, enfants en bas âge et travailleurs en extérieur – sont particulièrement exposées aux risques de déshydratation et de coups de chaleur. Les autorités marocaines pourraient activer des plans de prévention, comme cela a été le cas lors des précédentes canicules, en renforçant les messages de sensibilisation et en mobilisant les services de santé.
Un phénomène lié au changement climatique ?
Bien que les prévisions météorologiques ne permettent pas d’établir un lien direct avec le changement climatique, cette canicule s’inscrit dans une tendance observée ces dernières années au Maroc. Les vagues de chaleur estivales deviennent plus intenses et plus longues, avec des conséquences sur l’agriculture, la consommation d’énergie et la santé publique. Les experts soulignent l’urgence d’adapter les infrastructures urbaines et les politiques de gestion des risques pour limiter l’impact de ces phénomènes sur les populations et l’économie.