La célébration du 51e anniversaire de la Marche Verte à Dakar a offert au Maroc l'opportunité de réaffirmer ses priorités diplomatiques et de consolider son partenariat historique avec le Sénégal. Cet événement, marqué par un discours de l'ambassadeur Hassan Naciri, souligne l'importance de l'intégrité territoriale marocaine tout en célébrant une fraternité bilatérale qualifiée de prolongement naturel entre les deux peuples.
Une commémoration sous le signe de l'unité nationale
La Marche Verte, initiée par le roi Hassan II, demeure pour le Royaume un pilier de son identité contemporaine. Lors de la cérémonie, l'ambassadeur a rappelé que cette mobilisation pacifique symbolise la détermination collective à parachever l'intégrité territoriale. Au-delà de la portée historique, cette date est utilisée par Rabat pour mettre en avant la vision actuelle du roi Mohammed VI, axée sur la modernisation des infrastructures, le renforcement de la protection sociale et la réduction des disparités territoriales, visant à bâtir un État moderne et cohésif.
La question du Sahara au cœur de la stratégie diplomatique
Le dossier du Sahara marocain a été au centre des échanges, présenté non seulement comme une priorité nationale, mais aussi comme un levier de développement pour les provinces du Sud. Le Maroc mise sur ces régions pour renforcer son intégration avec le reste du continent africain. Dans ce cadre, l'ambassadeur a souligné l'importance de la résolution 2797 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée en octobre 2025, et a réitéré le soutien du Royaume à l'initiative d'autonomie comme solution politique centrale.
Un ancrage fort dans la relation sénégalo-marocaine
Le choix de Dakar pour cette commémoration revêt une charge symbolique particulière, dix ans après le discours royal historique prononcé dans la capitale sénégalaise en 2016. Le diplomate marocain a tenu à saluer la constance du soutien sénégalais à l'intégrité territoriale du Maroc, une position maintenue par les différentes administrations successives, dont celle du président Bassirou Diomaye Faye. Cette relation, décrite comme celle d'un « seul peuple », repose sur des fondements historiques et humains qui continuent de structurer la coopération diplomatique et économique entre les deux nations.