Le Maroc franchit une nouvelle étape dans sa transition énergétique en accueillant Nari Technology, un acteur chinois majeur des réseaux électriques intelligents, dès 2026. Cette implantation s’inscrit dans une stratégie d’expansion agressive du groupe, dont les revenus internationaux ont presque triplé en un an, révélant une ambition croissante en Afrique.
Un nouveau venu chinois sur le marché électrique marocain
Nari Technology, filiale contrôlée par State Grid Corporation of China, a officiellement lancé ses activités au Maroc au premier semestre 2026. Spécialisé dans l’automatisation des réseaux électriques et les solutions pour énergies renouvelables, le groupe rejoint ainsi le Kirghizstan parmi les nouveaux marchés ciblés par son expansion internationale. Cependant, les détails concrets de ses premières opérations – nature des équipements, identité des clients ou valeur des contrats – restent encore flous, faute d’informations précises dans son rapport semestriel.
Des performances financières en forte croissance à l’international
Cette arrivée au Maroc coïncide avec une accélération spectaculaire du développement international de Nari Technology. Sur les six premiers mois de 2026, ses revenus hors de Chine ont atteint 5,9 milliards de yuans (8,1 milliards de dirhams), soit une progression de 196,6 % en un an. À l’inverse, son chiffre d’affaires en Chine a légèrement reculé de 1,9 %, s’établissant à 21,8 milliards de yuans (30 milliards de dirhams). Globalement, le groupe affiche un chiffre d’affaires semestriel de 27,8 milliards de yuans (38,3 milliards de dirhams), en hausse de 14,5 %, avec un bénéfice net de 3,07 milliards de yuans (4,2 milliards de dirhams), en progression de 4,1 %.
Des technologies clés pour les réseaux électriques de demain
Nari Technology se positionne sur des segments stratégiques de la modernisation des infrastructures électriques. Ses équipements pour réseaux intelligents, qui génèrent 13,3 milliards de yuans (18,3 milliards de dirhams) au premier semestre, représentent son cœur de métier. Le groupe mise également sur les solutions bas carbone, avec des revenus de 9,6 milliards de yuans (13,2 milliards de dirhams) en hausse de 47 % sur un an, ainsi que sur les technologies combinant numérique et énergie (3,7 milliards de yuans) et les systèmes industriels connectés (953,7 millions de yuans). Ces innovations pourraient répondre aux besoins du Maroc en matière d’intégration des énergies renouvelables et de résilience du réseau.
Une expansion africaine et mondiale en marche
Le groupe chinois ne se limite pas au Maroc : il multiplie les projets à l’étranger, avec des contrats clés en main en Oman (stockage d’électricité de 500 MW/2 000 MWh), des unités terminales au Chili, des compensateurs synchrones en Arabie saoudite et aux Philippines, ou encore des systèmes d’automatisation au Pérou. En Australie, Nari fournit même des équipements pour l’alimentation électrique ferroviaire. Cette diversification géographique reflète une volonté de s’imposer comme un acteur incontournable des infrastructures électriques mondiales, tout en capitalisant sur la demande croissante en solutions durables et connectées.