Le Maroc confirme sa dynamique de transformation structurelle en atteignant la 54e place de l'Indice mondial de l'innovation (GII) 2026, son meilleur rang historique. Cette progression témoigne d'une capacité accrue du pays à convertir ses investissements en résultats technologiques et créatifs concrets.
Une montée en gamme industrielle confirmée
L'ascension du Royaume, qui occupait la 75e place en 2020, repose sur une stratégie de diversification économique. L'Organisation mondiale de la Propriété industrielle (OMPI) souligne que le Maroc se distingue particulièrement par la valorisation commerciale de ses actifs incorporels. Le pays occupe ainsi le 5e rang mondial pour les dessins et modèles industriels, le 8e pour l'intensité des actifs incorporels et le 16e pour les marques. Cette performance illustre le passage progressif d'une économie axée sur les matières premières vers des secteurs à plus forte intensité technologique, notamment dans la production manufacturière de haute technologie où le pays se classe 28e.
L'efficacité de la conversion des investissements
Un indicateur clé de cette réussite réside dans la capacité du Maroc à transformer ses ressources en résultats tangibles. Si le pays se situe au 76e rang pour les investissements mobilisés (innovation inputs), il bondit à la 46e place pour les résultats concrets en matière de recherche et de technologie (innovation outputs). Cette efficacité place le Maroc aux côtés d'économies dynamiques comme la Chine, l'Inde ou la Turquie, capables de connecter leurs savoir-faire nationaux aux chaînes de valeur mondiales via les services numériques, la propriété intellectuelle et l'activité des start-up.
Les leviers pour franchir un nouveau cap
Malgré ces avancées, le rapport de l'OMPI identifie des axes de progression nécessaires pour intégrer durablement le top 40 mondial. Le défi majeur consiste désormais à approfondir les liens entre le monde académique et le secteur industriel. Pour soutenir cette trajectoire, les experts recommandent de renforcer les capacités de recherche et développement (R&D) au sein des entreprises privées. L'amélioration de l'accès au financement, et plus particulièrement au capital-risque pour les entreprises en phase d'expansion, apparaît comme un levier stratégique pour pérenniser cette dynamique de croissance basée sur la connaissance.