Le volume d’échanges sur le marché secondaire des titres de dette publique ghanéens a bondi de 94,65 % en une semaine, pour culminer à 4,13 milliards de cedis. Cette reprise signale un regain d’appétit des investisseurs pour les obligations souveraines, alors que le gouvernement poursuit sa stratégie de financement à moyen terme.
Une hausse spectaculaire du turnover en une semaine
Selon les données publiées, le chiffre d’affaires du marché secondaire a presque doublé, passant d’un niveau antérieur à 4,13 milliards de cedis. Cette progression s’inscrit dans un contexte où les acteurs locaux et étrangers recherchent des placements à rendement attractif, compte tenu de la conjoncture macroéconomique du pays.
Concentration des échanges autour des maturités « du ventre »
Les transactions se sont concentrées sur les obligations arrivant à échéance entre 2031 et 2034, qui représentent 53,75 % du volume total et offrent un rendement moyen de 13,90 %. Le segment 2027‑2030, quant à lui, a généré 45,06 % du turnover avec un rendement de 12,01 %. En revanche, les titres à plus long terme (post‑2035) restent marginalisés, ne comptant que 1,19 % des échanges et affichant un rendement de 14,78 %.
Le nouveau titre de 2030 attire l’attention des investisseurs
Le dernier emprunt émis en septembre 2030 a recueilli 320,99 millions de cedis de transactions, soit 7,8 % du total du marché secondaire, à un rendement moyen pondéré de 11,94 %. Cette performance indique que les investisseurs perçoivent ce titre comme une opportunité de diversification, tout en bénéficiant d’un rendement inférieur aux obligations plus anciennes, reflétant une prime de liquidité et de confiance dans la capacité du gouvernement à honorer ses engagements.
Perspectives selon Databank Research : un marché soutenu
Le cabinet d’analyse Databank Research anticipe que l’activité du marché secondaire restera robuste, soutenue par l’intérêt persistant pour le nouveau titre à quatre ans. Cette prévision repose sur la combinaison d’un rendement compétitif, d’une liquidité accrue et d’une demande continue de la part des fonds régionaux et des investisseurs institutionnels cherchant à sécuriser des rendements supérieurs à ceux des marchés monétaires.