Le paysage mondial des systèmes d'exploitation mobiles demeure largement dominé par Android, qui équipe trois quarts des smartphones vendus au second trimestre 2026. Toutefois, les dynamiques de marché révèlent un rééquilibrage progressif, marqué par la montée en puissance d'iOS et l'émergence de nouveaux acteurs régionaux.
Une hégémonie mondiale sous pression
Avec 75 % des parts de marché mondiales au second trimestre 2026, Android conserve sa position de leader incontesté. Cependant, cette domination accuse un léger repli par rapport à l'année précédente, où le système de Google représentait 79 % des ventes. À l'inverse, iOS confirme son statut de système de masse en enregistrant une progression de 3 points sur la même période, atteignant désormais 20 % des parts de marché globales. Les 5 % restants sont occupés par HarmonyOS, qui s'établit comme une alternative notable, particulièrement sur le marché chinois.
La dynamique contrastée des marchés américain et chinois
L'analyse géographique met en lumière des disparités marquées. Aux États-Unis, le marché est quasi équilibré, avec une répartition de 51 % pour Android contre 49 % pour iOS, illustrant la force de l'écosystème Apple sur son territoire d'origine. En Chine, deuxième économie mondiale, la situation est plus complexe : si Android reste majoritaire avec 58 % des ventes, il subit une érosion constante. Parallèlement, Apple y réalise une percée significative, voyant sa part de marché grimper de 17 % à 24 % en un an, tandis qu'HarmonyOS capte désormais près d'un cinquième des volumes de vente locaux.
Les enjeux d'un marché en mutation
La tendance observée au second trimestre 2026 souligne une volonté des consommateurs de diversifier leurs choix technologiques, au-delà de l'omniprésence d'Android. Si le système de Google reste le standard mondial, la progression d'iOS et l'ancrage d'HarmonyOS en Chine suggèrent une fragmentation accrue du marché. Pour les constructeurs et les développeurs, cette évolution impose une adaptation constante aux spécificités régionales et aux préférences des utilisateurs, qui privilégient de plus en plus des écosystèmes intégrés, comme en témoigne la montée en puissance d'Apple sur des marchés stratégiques.