Le marché du travail canadien marque le pas avec une perte de 42 000 emplois en août

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 24 lectures
Le marché du travail canadien marque le pas avec une perte de 42 000 emplois en août

Le marché du travail canadien a connu un coup d'arrêt en août, enregistrant une perte nette de 42 000 emplois. Malgré ce repli qui met fin à une dynamique positive observée depuis le printemps, le taux de chômage national s'est maintenu à 6,4 %, révélant une situation contrastée selon les secteurs et les régions.

Une contraction marquée dans les services et le secteur public

La perte d'emplois a été particulièrement sensible dans le secteur tertiaire, notamment dans les services aux entreprises et le soutien aux bâtiments, qui ont cumulé 20 000 suppressions de postes. Cette tendance baissière touche également les administrations publiques, qui enregistrent un troisième mois consécutif de recul, ainsi que les ressources naturelles et les services publics. À l'échelle provinciale, les disparités sont notables : si le Québec affiche une stabilité à 5,6 %, l'Ontario et la Colombie-Britannique ont vu leur taux de chômage progresser respectivement à 6,9 % et 6,5 %.

La résilience surprenante de l'industrie manufacturière

À contre-courant de la tendance générale, l'industrie manufacturière a créé 22 000 emplois en août. Cette performance demeure toutefois à surveiller de près, car les données ne capturent que partiellement les effets des récents droits de douane américains imposés à la mi-août sur une large part des exportations canadiennes. Bien que le nombre de licenciements soit en baisse par rapport à l'année précédente, les secteurs fortement dépendants de la demande américaine restent plus vulnérables face aux incertitudes commerciales actuelles.

Ralentissement de la croissance salariale et politique monétaire

Parallèlement aux fluctuations de l'emploi, la croissance du salaire moyen a ralenti pour atteindre 2 % sur une base annuelle, marquant son niveau le plus faible depuis novembre 2017. Ce contexte économique incertain influence directement les décisions de la Banque du Canada, qui a récemment maintenu son taux directeur à 2,25 %. Le gouverneur de l'institution, Tiff Macklem, estime néanmoins que l'économie nationale conserve des signes de reprise, offrant une base de résistance face à la nouvelle offensive tarifaire des États-Unis.

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