Le paysage automobile marocain connaît une mutation significative de ses motorisations. Sur les neuf premiers mois de 2026, la part des véhicules hybrides et électriques dans les ventes de voitures particulières a bondi à 17,8 %, marquant une rupture nette avec la domination historique du diesel qui poursuit son repli graduel.
La montée en puissance des technologies électrifiées
La transition vers des motorisations moins dépendantes des énergies fossiles se confirme par des chiffres en forte croissance. Avec 29 522 unités écoulées entre janvier et septembre 2026, les véhicules électrifiés gagnent des parts de marché substantielles. Les hybrides classiques (HEV) mènent cette dynamique avec 11 821 ventes, suivis par les hybrides rechargeables (PHEV) qui atteignent 5,7 % du marché. Bien que les véhicules 100 % électriques (BEV) restent minoritaires avec 0,9 % des ventes, l'émergence des modèles à prolongateur d'autonomie (REEV) — totalisant 1 917 unités — témoigne d'une diversification technologique croissante au sein du parc automobile national.
L'offensive commerciale des constructeurs chinois
Cette transformation du marché est largement catalysée par l'arrivée massive des marques chinoises. En l'espace d'un an, ces constructeurs ont vu leur part de marché doubler, passant de 5,8 % à 11,8 %. Avec 19 635 véhicules vendus sur les neuf premiers mois de l'année, soit une progression annuelle impressionnante de 130,5 %, des acteurs comme BYD, MG et Chery s'imposent comme des moteurs essentiels de cette transition, proposant des alternatives compétitives sur les segments hybrides et électriques.
Un marché global en phase de recomposition
Malgré la montée en flèche des nouvelles motorisations, le diesel conserve une base solide avec 63,5 % de parts de marché, bien que son influence diminue mécaniquement face à l'attrait pour l'électrification. Le dynamisme global du secteur, qui affiche 188 495 véhicules neufs vendus à fin septembre, confirme la résilience de la demande. La pérennité de cette transition énergétique dépendra désormais de la capacité du marché à lever les freins structurels, notamment le déploiement des infrastructures de recharge et l'adaptation des prix aux réalités du pouvoir d'achat local.