Le Mandela Center International maintient ses accusations contre des magistrats dans l'affaire Olivier Happi

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 16 lectures
Le Mandela Center International maintient ses accusations contre des magistrats dans l'affaire Olivier Happi

Le Mandela Center International (MCI) a réaffirmé, le 25 septembre 2026, l'intégralité des conclusions de sa note d'information concernant l'affaire Olivier Happi. Cette prise de position ferme répond directement aux contestations de Maître Innocent Fenze, avocat au Barreau de Paris, qui dénonçait une atteinte à l'honneur de la justice camerounaise.

Distinction entre culpabilité pénale et éthique judiciaire

L'ONG précise que son intervention ne porte pas sur la culpabilité pénale d'Olivier Happi, dont le dossier est actuellement examiné par la Cour suprême après une condamnation en appel en 2022. Le MCI concentre ses critiques sur la responsabilité disciplinaire de quatre magistrats et sur les conditions opaques d'une expertise judiciaire. Cette dernière, portant sur 218 kg d'or répartis en 274 lingots, aurait été réalisée dans les locaux du Délégué Général à la Sûreté Nationale, en présence de deux ministres, plutôt que dans un laboratoire indépendant.

La question de l'intégrité des magistrats

Au cœur des échanges figure également la posture du Procureur Ntyam Nkotto. Ce dernier a affirmé avoir refusé à deux reprises des tentatives de corruption émanant de l'entourage de M. Happi. Pour le MCI, ces déclarations constituent un aveu implicite de pressions exercées sur le système judiciaire, renforçant la nécessité d'une transparence accrue sur le déroulement de l'instruction et les interactions entre les parties prenantes.

Le Conseil Supérieur de la Magistrature sous pression

Face aux accusations de conflit d'intérêts soulevées par la défense, le MCI revendique sa cohérence, arguant que le traitement de failles institutionnelles similaires dans plusieurs dossiers renforce sa crédibilité. L'organisation exige désormais une procédure disciplinaire contradictoire devant le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM). Elle préconise qu'une enquête soit menée par l'Inspection Générale des Services Judiciaires, soulignant au passage que le CSM n'aurait pas siégé depuis 2020. En l'absence de réponse institutionnelle rapide au niveau national, le MCI a d'ores et déjà annoncé son intention de porter le dossier devant des instances internationales.

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