Le Mali a enregistré l'arrivée de 66,38 millions de litres de produits pétroliers entre le 24 et le 30 août 2026, mobilisant 1 453 camions-citernes. Cette accélération logistique, confirmée lors de la 32e réunion de suivi de l'approvisionnement national, témoigne des efforts du gouvernement pour stabiliser la disponibilité du carburant sur l'ensemble du territoire.
Une montée en puissance des flux logistiques
Les chiffres récents marquent une progression significative des capacités d'acheminement. À titre de comparaison, le volume hebdomadaire enregistré fin août est plus de deux fois supérieur à celui observé mi-juin, où 655 citernes avaient transporté 29,85 millions de litres. Cette dynamique s'inscrit dans la continuité des mesures prises par les autorités maliennes, notamment via un protocole conclu en novembre 2025 avec les importateurs pour fluidifier le transport et le déchargement des hydrocarbures.
La sécurisation des corridors d'approvisionnement
Enclavé, le Mali demeure structurellement dépendant des corridors routiers reliant ses centres de consommation aux ports des pays côtiers. Cette vulnérabilité a été mise en exergue à partir de septembre 2025, lorsqu'un blocus imposé par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM) a provoqué des attaques contre les convois et des pénuries sévères. Ces tensions avaient alors contraint l'État à suspendre temporairement les activités scolaires et universitaires face à la paralysie des transports.
Stratégie de résilience et stocks de sécurité
Pour pallier ces risques, le gouvernement a renforcé la sécurisation des convois et diversifié ses routes d'approvisionnement. Parallèlement, l'adoption en avril 2026 de textes instituant un stock national de sécurité vise à garantir une autonomie de 45 jours en super, gasoil, Jet A1 et gaz butane. Si le volume actuel des arrivages est élevé, les autorités n'ont pas encore communiqué sur le niveau effectif de ces réserves stratégiques ni sur la répartition géographique précise des stocks, laissant subsister des zones d'ombre sur la couverture réelle des besoins régionaux.