Le ministère malien de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a officialisé un nouveau calendrier de reddition de comptes pour les associations et fondations opérant sur le territoire national. En application du décret du 13 mars 2026, ces structures sont désormais tenues de soumettre leurs rapports d'activités et financiers sur une base trimestrielle, avec une première échéance fixée au 10 octobre pour le troisième trimestre de l'année en cours.
Un calendrier de reporting harmonisé
La nouvelle directive ministérielle simplifie la périodicité des déclarations en remplaçant les transmissions mensuelles par un cycle trimestriel. Les organismes doivent désormais déposer leurs dossiers auprès de la Direction générale de l’Administration du territoire le 10 avril, le 10 juillet, le 10 octobre et le 10 janvier. Cette mesure s'accompagne du maintien de l'obligation de produire un rapport annuel, dont la date limite de dépôt reste fixée au 31 mars.
Exigences documentaires et transparence financière
Le décret impose une rigueur accrue dans la gestion des ressources. Chaque trimestre, les entités concernées doivent fournir un tableau détaillé des ressources et des emplois, précisant l'origine des fonds crédités sur leurs comptes, ainsi qu'un rapport d'activités conforme au canevas administratif. Ces obligations s'appliquent largement aux associations étrangères, aux structures liées à l'État par un accord-cadre, aux organismes d'utilité publique et à toute entité bénéficiant de financements, qu'ils soient publics ou privés.
Renforcement du contrôle territorial
Le dispositif législatif encadre strictement l'utilisation des financements destinés au développement. Désormais, toute subvention nécessite un avis de non-objection préalable du ministère de tutelle. Le suivi des projets est décentralisé : les représentants de l'État au niveau local doivent être informés avant chaque activité et valider les procès-verbaux de réception. L'Agence nationale d'investissement des collectivités territoriales est chargée d'apporter un appui technique pour la vérification des pièces justificatives et des flux bancaires, garantissant ainsi une meilleure traçabilité des actions menées sur le terrain.