Le Mali exhorte à une refonte du modèle de financement pour la Grande Muraille verte africaine

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 40 lectures
Le Mali exhorte à une refonte du modèle de financement pour la Grande Muraille verte africaine

Lors de la COP17 de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification à Oulan-Bator, le Mali a plaidé pour une mutation profonde du financement de la Grande Muraille verte. La ministre malienne de l'Environnement, Doumbia Mariam Tangara, a souligné la nécessité de passer d'une logique de projets nationaux fragmentés à une stratégie d'investissement continentale intégrée.

Une vision continentale pour la restauration des terres

La ministre malienne, s'exprimant en tant que présidente en exercice du Conseil des ministres de l'Agence panafricaine de la Grande Muraille verte, a insisté sur l'interdépendance entre la restauration des écosystèmes et le progrès socio-économique. Selon elle, l'initiative ne doit plus être perçue comme une simple addition de programmes isolés, mais comme une plateforme d'action unifiée, portée par une volonté politique africaine forte. Cette approche vise à ancrer la lutte contre la désertification au cœur des priorités de développement du continent.

Le défi des portefeuilles de transformation

Le plaidoyer malien repose sur une exigence de changement d'échelle. L'objectif est de substituer le financement de projets ponctuels par la constitution de portefeuilles de transformation bancables. Cette méthode doit permettre de créer un effet de levier en attirant simultanément des fonds publics, des financements climatiques dédiés et des capitaux issus du secteur privé. En structurant ainsi les investissements, les États membres espèrent garantir des résultats mesurables et durables à l'horizon 2030.

Mobilisation des ressources et résilience communautaire

Almoustapha Garba, secrétaire exécutif de l'Agence panafricaine, a rappelé que la réussite de cette ambition dépend directement de la capacité à mobiliser des ressources massives. L'enjeu est de taille : il s'agit de transformer les investissements en leviers concrets pour la sécurité alimentaire, la création d'emplois verts et le renforcement de la résilience des populations locales face aux changements climatiques. Cette nouvelle dynamique financière est présentée comme le passage obligé pour atteindre les indicateurs de performance fixés pour la fin de la décennie.

Le Briefing KUMBA

L'essentiel de l'actu panafricaine, chaque matin par email.

Discussion

Commentaires

Les commentaires sont modérés avant publication. Respectez les personnes et le débat.

Aucun commentaire publié pour le moment.

Soyez le premier à participer à la discussion.

Votre pays

KUMBA priorisera les contenus de ce pays.

Aucun pays trouvé.