Le gouvernement malien étend son opération d’immatriculation des motos aux universités, une mesure inédite pour encadrer un parc en pleine expansion et réduire les risques d’accidents sur les campus. Sur le campus de Kabala, 200 cartes grises ont déjà été remises, tandis que 430 dossiers sont en cours d’instruction. Une initiative qui s’inscrit dans une stratégie plus large de sécurisation des déplacements urbains.
Une opération ciblée sur les campus universitaires
L’immatriculation des motos, jusqu’ici concentrée sur les axes routiers, s’étend désormais aux zones universitaires. Le campus de Kabala, l’un des plus fréquentés du pays, sert de terrain pilote pour cette extension. Les autorités justifient cette mesure par la nécessité de mieux contrôler un parc moto en forte croissance, souvent associé à des comportements à risque.
200 cartes grises distribuées, 430 dossiers en attente
En quelques semaines, 200 conducteurs ont déjà obtenu leur carte grise, tandis que 430 dossiers sont en cours d’examen. Cette opération s’accompagne d’une campagne de sensibilisation sur les règles de sécurité routière, notamment l’obligation du port du casque et le respect des limites de vitesse. Les autorités espèrent ainsi réduire le nombre d’accidents impliquant des étudiants, souvent victimes de collisions ou de chutes.
Un enjeu de sécurité publique et de mobilité urbaine
Cette extension de l’immatriculation reflète une volonté politique de mieux réguler la mobilité dans un pays où les motos, souvent utilisées comme taxis informels, représentent un mode de transport dominant. Les accidents de la route figurent parmi les principales causes de mortalité au Mali, et les jeunes, dont une partie importante des étudiants, en sont les premières victimes. La mesure pourrait aussi faciliter l’identification des conducteurs en cas d’infraction ou d’accident.
Quelles perspectives pour les autres universités ?
Si l’opération donne des résultats encourageants à Kabala, son extension à d’autres campus dépendra des retours des autorités et des associations étudiantes. Une évaluation des impacts sur la sécurité et la fluidité des déplacements sera nécessaire avant toute généralisation. Les observateurs soulignent déjà l’importance d’accompagner cette mesure par des infrastructures adaptées, comme des parkings sécurisés ou des pistes cyclables, pour éviter les conflits d’usage de la voirie.