Le Mali devient une zone de transit pour les milliers d'orpailleurs quittant la Guinée

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 2 lectures
Le Mali devient une zone de transit pour les milliers d'orpailleurs quittant la Guinée

La fermeture soudaine des sites d'orpaillage artisanal dans la région de Siguiri, en Guinée, a provoqué un exode massif de travailleurs étrangers vers le Mali. Cette situation impose une logistique d'urgence aux autorités maliennes et burkinabè pour gérer l'accueil et le rapatriement de ces milliers de personnes en détresse.

La suspension des activités minières à Siguiri

Depuis le 29 octobre, le gouvernement guinéen a ordonné l'arrêt de l'exploitation artisanale de l'or dans la zone de Siguiri. Cette décision officielle est justifiée par des impératifs environnementaux, notamment la pollution des cours d'eau et l'usage de machines lourdes jugées incompatibles avec les normes de l'artisanat minier. Si les autorités guinéennes soutiennent que ces opérations visent à mettre fin à l'exploitation illégale tout en respectant les droits humains, les témoignages des travailleurs arrivés à Bamako font état d'opérations brutales, incluant la destruction de matériel et des violences, menées sans préavis.

Une logistique d'urgence à Bamako

La capitale malienne est devenue le point de convergence de ces populations, en raison de sa position géographique et de la présence de l'ambassade du Burkina Faso, qui assure également la représentation diplomatique pour la Guinée. Face à cet afflux, le Centre de coordination et de gestion des crises malien a activé un dispositif d'urgence pour répondre aux besoins vitaux : hébergement, alimentation et transport. La situation est complexe, car elle nécessite une coordination transfrontalière rapide pour éviter une crise humanitaire prolongée au sein de la capitale malienne.

Le rapatriement vers le Burkina Faso

La mobilisation s'organise pour permettre le retour des ressortissants burkinabè vers leur pays d'origine. Une délégation ministérielle a été dépêchée par Ouagadougou à Bamako pour superviser les opérations. Sur le terrain, l'Amicale des travailleurs burkinabè au Mali et diverses associations de ressortissants ont pris le relais, parvenant à affréter une dizaine de bus pour acheminer les premiers groupes vers Ouagadougou. Malgré ces efforts, des voix s'élèvent pour réclamer une implication plus structurée des organisations humanitaires internationales, soulignant que la prise en charge de ces travailleurs, souvent précaires et dépourvus de ressources, dépasse les capacités des seules initiatives associatives locales.

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