Le maire du district d'uThukela soutient le retour en poste de son directeur municipal accusé de corruption

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 4 lectures
Le maire du district d'uThukela soutient le retour en poste de son directeur municipal accusé de corruption

La défense de Langelihle Jili, directeur municipal du district d'uThukela, a produit une lettre du maire Inkosi Ntandoyenkosi Shabalala lors de l'audience de demande de liberté sous caution au tribunal régional de Durban. Ce courrier officiel exprime la volonté de la municipalité de réintégrer son haut responsable, actuellement poursuivi pour des faits présumés de corruption et de tentative de corruption d'agents de police.

Des accusations de corruption financière

Langelihle Jili et son co-accusé, Bongumenzi Dlamini, ont été arrêtés au début du mois d'octobre. Les autorités judiciaires reprochent à M. Jili d'avoir sollicité plus de 1,25 million de rands auprès d'un prestataire de services en échange du traitement de paiements municipaux s'élevant à environ 3 millions de rands. Par ailleurs, les charges incluent une tentative de corruption envers des officiers des Hawks : M. Dlamini aurait tenté de remettre 600 000 rands aux forces de l'ordre pour obtenir la libération de M. Jili et l'abandon des poursuites.

La position controversée de l'exécutif municipal

Dans le document présenté à la cour, le maire Inkosi Ntandoyenkosi Shabalala affirme que la municipalité soutient la présomption d'innocence de son directeur. Il précise que l'institution est prête à accueillir M. Jili à son poste si la justice lui accorde une liberté sous caution. Le maire assure que des mesures strictes seraient mises en place pour encadrer les fonctions du directeur, tout en soulignant une amélioration de la viabilité financière de la municipalité sous sa gestion actuelle.

Un enjeu de gouvernance et de probité

Cette intervention de l'exécutif local place la question de l'éthique publique au cœur des débats judiciaires. Alors que le tribunal doit statuer sur la remise en liberté des deux hommes, la volonté affichée par la municipalité de maintenir en poste un responsable visé par des accusations aussi graves interroge sur les mécanismes de contrôle interne et la culture de redevabilité au sein des administrations locales sud-africaines. La suite de la procédure, prévue pour mardi, devra déterminer si ces garanties institutionnelles sont jugées suffisantes par la cour pour permettre la remise en liberté des prévenus.

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