Le maintien de l'interdiction des transfusions sanguines totales par les Témoins de Jéhovah suscite une vive controverse sanitaire

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 70 lectures
Le maintien de l'interdiction des transfusions sanguines totales par les Témoins de Jéhovah suscite une vive controverse sanitaire

L'organisation Humanist Enabling Life Project (HELP) a vivement critiqué la récente mise à jour de la doctrine des Témoins de Jéhovah concernant les transfusions sanguines. Si le mouvement religieux autorise désormais ses membres à accepter certains composants sanguins selon leur conscience, il maintient une interdiction stricte sur le sang total, une position jugée contradictoire et dangereuse pour la santé publique par les défenseurs des droits humains.

Une distinction doctrinale jugée périlleuse

Le 18 septembre 2026, le Collège central des Témoins de Jéhovah a annoncé que le choix d'accepter des globules rouges, des globules blancs, du plasma ou des plaquettes relevait désormais de la conscience individuelle. Toutefois, l'organisation réaffirme son refus historique de la transfusion de sang total, s'appuyant sur une interprétation religieuse du commandement biblique d'« s'abstenir du sang ». Pour Leo Igwe, directeur de HELP et vice-président de Humanist International, cette nuance est inopérante et entretient une confusion préjudiciable qui continue de mettre des vies en péril à l'échelle mondiale.

L'impact sur les libertés et la sécurité des patients

Le débat dépasse le cadre théologique pour toucher aux enjeux de santé publique et de protection des mineurs. L'organisation humaniste pointe du doigt des situations où l'influence de la doctrine entrave les soins médicaux nécessaires. À titre d'exemple, HELP rapporte un incident survenu l'an dernier à Calabar, au Nigeria, où des représentants du mouvement auraient fait pression sur des parents pour obtenir la sortie prématurée d'un nourrisson nécessitant une transfusion, malgré une ordonnance judiciaire autorisant le traitement. Le sort de l'enfant demeure inconnu, illustrant les risques encourus lorsque les convictions religieuses se substituent aux avis médicaux.

Vers une demande de levée totale des restrictions

Face à ce qu'elle qualifie d'« erreur grave », l'association HELP exige une abrogation sans réserve de l'interdiction des transfusions sanguines. Les humanistes estiment que le maintien de cette politique, même partiellement assouplie, constitue une menace persistante. Ils appellent l'organisation à reconnaître les conséquences sanitaires passées de ses directives et à présenter des excuses publiques pour les décès et les préjudices corporels causés par le refus de soins vitaux au nom de la foi.

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