Pahimi Padacké Albert, président du Rassemblement national pour la démocratie (RNDT‑Le Réveil), a qualifié le parti au pouvoir, le MPS, de « parti hors‑sol » dans une publication Facebook, dénonçant une crise humanitaire et une gouvernance qu’il juge exclusive.
Une dénonciation virulente depuis les réseaux sociaux
Dans son message, l’opposant a souligné que les Chadiens meurent « par milliers », comparant le flot de victimes à des « criquets » sans explication. Il a pointé du doigt l’effondrement des services de santé, décrivant des hôpitaux « exsangues » et débordés, tandis que les violences intercommunautaires s’intensifient.
Bilan des pertes humaines dans les régions les plus touchées
Padacké a fourni des chiffres précis : une vingtaine de morts à Salamat, une douzaine à Guéra et plus de vingt à Hadjer‑Lamis en l’espace d’une dizaine de jours. Il a ajouté que les affrontements se poursuivent à Miski, où le sang continue de couler. Ces données illustrent l’escalade rapide des conflits locaux, aggravée par l’absence de réponses gouvernementales efficaces.
Critique du modèle de pouvoir du MPS
L’opposant a accusé le secrétaire général du MPS de promouvoir « l’évangile de l’exclusion », en référence à une idéologie qu’il attribue à « saint Kebzabo » et qui, selon lui, domine la Ve République tchadienne. Pour Padacké, le parti confond pouvoir avec privilège, privilégiant la conservation d’avantages au détriment de la responsabilité partagée. Cette conception, il l’affirme, alimente les exclusions et restreint la participation citoyenne.
Enjeux pour la stabilité du pays
En concluant son message, Padacké a lancé une remarque sarcastique aux dirigeants du MPS, les invitant à « profiter des délices du pouvoir » s’ils en sont satisfaits. Au-delà de la provocation, la déclaration met en lumière les tensions entre une opposition qui réclame une gouvernance inclusive et un pouvoir perçu comme détaché des réalités du terrain. La situation soulève des questions cruciales pour la sécurité intérieure, la santé publique et la cohésion sociale du Tchad, appelant à une réponse politique urgente.