Issa Tchiroma Bakary, chef du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), a annoncé le report de la communication prévue le mercredi 2 septembre 2026. Dans un communiqué, il a rappelé son engagement à poursuivre la lutte contre le régime en place et a exhorté ses partisans à rester mobilisés malgré le changement de programme.
Report de la prise de parole prévue le 2 septembre
Le FSNC a publié, via sa page officielle, un communiqué indiquant que la prise de parole initialement programmée pour le mercredi 2 septembre est reportée. Aucun nouveau créneau n’a été communiqué, la décision étant présentée comme « stratégique et d’organisation ». Cette annonce a été relayée par l’équipe de communication du leader, qui a souligné que le report ne modifie en rien la détermination du mouvement.
Motifs invoqués et appel à la mobilisation
Le texte du communiqué précise que le report répond à des raisons « stratégiques et d’organisation », sans détailler les circonstances exactes. Au-delà de cette justification, Issa Tchiroma Bakary a profité de l’occasion pour rappeler à ses soutiens que la lutte se poursuit avec la même intensité. Il les a invités à rester mobilisés, insistant sur la nécessité de maintenir la pression politique en vue des objectifs que le FSNC se fixe.
Contexte d’exil et de contestation électorale
Exilé en Gambie depuis la contestation de la présidentielle du 12 octobre 2025, Issa Tchiroma Bakary continue de remettre en cause la réélection du président Paul Biya. Il affirme publiquement avoir remporté le scrutin, même si les résultats officiels ont confirmé la victoire de Biya. Depuis Banjul, il utilise les réseaux et les communiqués pour maintenir la visibilité de son mouvement et pour dénoncer ce qu’il qualifie de fraude électorale.
Perspectives de retour au Cameroun
Dans le même communiqué, le leader du FSNC a indiqué préparer son retour à Yaoundé, sans toutefois préciser de date. Cette déclaration laisse entrevoir une possible intensification des activités du mouvement sur le terrain, mais elle reste conditionnée à des facteurs qui ne sont pas explicités. Le report de la communication pourrait ainsi s’inscrire dans une stratégie plus large visant à choisir le moment le plus propice pour un éventuel retour et pour relancer le discours politique du FSNC sur le sol camerounais.