Le leader de la minorité au Parlement ghanéen, Alexander Afenyo-Markin, a réaffirmé sa détermination à poursuivre son action en justice pour diffamation contre Sammy Gyamfi, directeur général du Ghana Gold Board. Cette décision intervient alors que la Haute Cour a récemment annulé la procédure, invoquant un vice de forme dans la rédaction de la plainte initiale.
Un rejet fondé sur la procédure
Le 14 octobre 2026, le juge Akwasi Adjenim Boateng a ordonné l'annulation de la plainte, estimant que le document déposé par les avocats d'Afenyo-Markin ne précisait pas suffisamment les propos jugés diffamatoires. Selon la Haute Cour, cette imprécision contrevient aux règles de procédure civile de 2004 (C.I. 47). Il est important de noter que cette décision est purement technique : le tribunal ne s'est pas prononcé sur le fond de l'affaire, ni sur le caractère diffamatoire ou non des déclarations tenues par M. Gyamfi lors d'une émission télévisée en août 2026.
La stratégie de défense contestée
Le cabinet Dehyena Chambers, représentant M. Afenyo-Markin, a vivement critiqué l'attitude de la défense. Les avocats du plaignant accusent Sammy Gyamfi de se retrancher derrière des obstacles procéduraux plutôt que de répondre sur le fond. Ils rappellent notamment qu'en août 2026, le cabinet Ayine & Partners avait initialement confirmé son autorité pour accepter la signification de l'acte de procédure, avant de faire marche arrière. Des tentatives ultérieures pour signifier personnellement les documents à M. Gyamfi à son bureau auraient également échoué.
Vers une poursuite de l'action judiciaire
Malgré ce revers, l'équipe juridique d'Alexander Afenyo-Markin ne compte pas abandonner sa réclamation de 15 millions de GH¢. Les avocats attendent actuellement la réception de la copie intégrale du jugement pour définir leur stratégie de recours. Ils maintiennent que, selon les règles en vigueur, la signification est considérée comme complète dès lors qu'un avocat s'engage par écrit à accepter les documents au nom de son client. La suite de ce dossier dépendra désormais de la capacité des conseils du leader de la minorité à surmonter les exigences formelles imposées par la juridiction pour porter l'affaire à son terme.