La région des Koulsé, au Burkina Faso, s'est dotée d'un nouvel outil de communication avec le lancement officiel de la chaîne associative OPEN TV à Kaya. Ce projet médiatique ambitionne de devenir un vecteur de cohésion sociale et de développement régional en plaçant les réalités locales au cœur de sa ligne éditoriale.
Une programmation ancrée dans les langues nationales
Portée par l'ONG OPEN Education, la chaîne se définit comme un média de proximité, conçu « par la communauté et pour la communauté ». Selon Étienne Zida, président du Conseil d'administration, la grille des programmes accordera une place prépondérante à l'éducation, à la culture, au sport et à l'économie locale. Pour garantir cette accessibilité et cet ancrage territorial, 80 % des contenus diffusés seront produits en langues nationales, favorisant ainsi une meilleure appropriation par les populations locales.
L'information comme levier de souveraineté
Lors de la cérémonie de lancement, les autorités ont souligné le rôle stratégique des médias communautaires dans le contexte actuel. Représentant le ministre de la Communication, la gouverneure par intérim des Koulsé, Bernadette Adenyo/Sermé, a qualifié l'information de « ligne de front » essentielle à la souveraineté nationale. Elle a insisté sur la capacité de tels médias à renforcer la résilience des populations face aux défis sécuritaires et à la désinformation, tout en valorisant les identités culturelles régionales.
Exigences éthiques face aux réseaux sociaux
Le lancement d'OPEN TV intervient dans un paysage médiatique marqué par la prolifération de contenus non vérifiés sur les réseaux sociaux. À ce titre, les intervenants ont exhorté l'équipe rédactionnelle à faire de la rigueur et de la déontologie leur priorité absolue. Le parrain de la cérémonie, Samuel Bamogo, a rappelé que la quête d'audience ne doit jamais compromettre la fiabilité de l'information. Désormais intégrée au bouquet de la Télévision numérique terrestre (TNT), la chaîne est appelée à devenir un acteur clé du développement socio-économique, sous réserve de maintenir une exigence professionnelle constante dans le traitement de l'actualité.