La 36e édition de la Coupe d'Afrique des Nations (CAN), baptisée « Pamoja 2027 », franchit une étape historique en étant la première co-organisée par trois nations : le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda. Ces pays hôtes sont d'ores et déjà assurés de leur participation au tournoi final, marquant le début officiel du processus de sélection pour les 21 places restantes.
Une organisation tripartite inédite
Le concept « Pamoja », signifiant « ensemble » en swahili, structure l'organisation de cet événement continental. Chaque pays hôte a désigné une infrastructure majeure pour accueillir les rencontres : le stade Talanta à Nairobi pour le Kenya, le stade Benjamin Mkapa à Dar es Salaam pour la Tanzanie, et le stade national Mandela à Kampala pour l'Ouganda. Cette répartition géographique vise à ancrer durablement la compétition au cœur de l'Afrique de l'Est.
Le mécanisme de qualification pour les 21 places restantes
La Confédération Africaine de Football (CAF) maintient son format habituel de 24 nations pour la phase finale. Pour compléter le tableau, 48 pays sont engagés dans une phase éliminatoire répartie en 12 groupes, de A à L. Le processus diffère toutefois selon la présence ou non d'un pays hôte dans le groupe. Dans les neuf groupes ne comptant aucun co-organisateur, les deux meilleures équipes de chaque poule obtiendront leur ticket direct, soit 18 places au total.
Des règles spécifiques pour les groupes des pays hôtes
Une exception est appliquée aux groupes D, H et L, où figurent respectivement le Kenya, la Tanzanie et l'Ouganda. Bien que ces nations participent aux éliminatoires, leur qualification est déjà garantie. Par conséquent, dans ces trois groupes spécifiques, seule l'équipe la mieux classée, à l'exclusion du pays hôte, pourra se qualifier pour la phase finale. Ce dispositif permet de compléter les trois derniers sièges nécessaires pour atteindre le quota de 24 participants, assurant ainsi que le tournoi de 2027 respecte les standards sportifs habituels tout en intégrant les spécificités de cette co-organisation.