Le Kenya vient de franchir une étape opérationnelle majeure dans sa stratégie d'exploitation pétrolière avec l'arrivée d'une plateforme de forage au port de Mombasa. Ce matériel, destiné au bassin de South Lokichar dans le comté de Turkana, marque le lancement concret des travaux préparatoires en vue d'une production commerciale prévue pour décembre 2026.
Une logistique industrielle déployée vers le Turkana
La plateforme de forage GW70, d'une puissance de 1 500 chevaux, a été acheminée par voie maritime depuis le port de Duqm, à Oman, jusqu'au port de Kilindini à Mombasa. Louée par Gulf Energy E&P BV auprès de la Great Wall Drilling Company, cette infrastructure lourde doit désormais être transportée vers le site d'extraction dans le Turkana. Le calendrier est serré : les opérations de forage sont officiellement programmées pour débuter le 1er novembre prochain, après une phase indispensable de vérifications techniques et de mise en service.
Objectifs de production et calendrier d'exportation
Plus d'une décennie après la découverte initiale de pétrole dans la région en 2012, le projet entre dans sa phase de concrétisation industrielle. Selon les projections, la première phase d'exploitation devrait permettre d'atteindre un volume de 20 000 barils de brut par jour. Une montée en puissance est déjà planifiée pour la seconde phase, avec un objectif de 50 000 barils quotidiens. L'Autorité de régulation de l'énergie et du pétrole (EPRA) confirme que le pays maintient son cap pour une première production fin 2026, suivie des premières exportations de brut via le port de Mombasa au cours du premier trimestre 2027.
Un écosystème de partenaires techniques mobilisé
Pour mener à bien ce projet d'envergure, Gulf Energy E&P BV a structuré une chaîne de services spécialisés. L'entreprise a notamment contracté Baker Hughes pour la gestion intégrée des puits, tandis que SLB a été mandaté pour fournir les installations de production précoce nécessaires au démarrage de la première phase. Paul Limoh, directeur général de Gulf Energy, a souligné que l'ensemble des flux de travail respecte un calendrier de gestion de projet rigoureux, garantissant ainsi la viabilité du calendrier global de production.