Le ministère kényan de la Santé a confirmé l'identification d'un troisième cas de fièvre hémorragique à virus Ebola sur son territoire. Cette patiente, une femme de 65 ans, est une parente directe des deux premiers cas recensés, ce qui maintient les autorités dans une stratégie de confinement ciblé sans transmission communautaire avérée.
Une surveillance étroite des contacts
La patiente, placée en quarantaine depuis le 6 octobre, a été diagnostiquée après l'apparition de symptômes caractéristiques tels que de la fièvre et des maux de gorge. Selon les autorités sanitaires kényanes, une prise en charge précoce a été mise en place pour favoriser ses chances de rétablissement. Sur les 130 personnes identifiées comme contacts à risque, 127 ont été localisées et isolées, permettant aux autorités de maintenir un niveau de risque jugé faible pour la population générale. Cette souche, dite Bundibugyo, reste particulièrement préoccupante en l'absence de vaccin homologué, bien que des recherches cliniques soient en cours.
L'ombre des fonds de riposte en RDC
Parallèlement à la gestion clinique, une crise de confiance émerge concernant le financement de la lutte contre l'épidémie en République démocratique du Congo (RDC). Le directeur général de l'Africa CDC, le Dr Jean Kaseya, a soulevé des incohérences financières majeures : sur 962 millions de dollars débloqués par les donateurs internationaux, une large part semble manquer à l'appel. Les organisations impliquées dans la réponse n'ont déclaré qu'une fraction de ces fonds, suscitant des appels à une transparence accrue.
Exigences de transparence et expansion géographique
Face à ces zones d'ombre, le ministre congolais de la Santé, Samuel Roger Kamba, a adressé un avertissement ferme aux organisations humanitaires : la fourniture de détails précis sur l'utilisation des ressources est désormais une condition sine qua non pour opérer en RDC, sous peine d'exclusion et de mise sur liste noire continentale. Cette pression politique intervient alors que le virus continue de progresser géographiquement, avec de nouveaux cas signalés dans la province du Nord-Ubangi, marquant une extension de l'épidémie vers la frontière avec la République centrafricaine.