Le Kennedy Center ferme ses portes sous la pression de Donald Trump pour imposer son nom sur l'édifice

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 29 lectures
Le Kennedy Center ferme ses portes sous la pression de Donald Trump pour imposer son nom sur l'édifice

Le conseil d'administration du Kennedy Center, institution culturelle majeure de Washington, a acté une fermeture immédiate du site. Cette décision intervient alors que Donald Trump, qui exerce une influence directe sur la gestion du lieu depuis 2025, lie la réouverture et les travaux de rénovation à l'autorisation d'inscrire son propre nom sur la façade du bâtiment.

Un blocage judiciaire sur l'identité du monument

La fermeture fait suite à une décision du juge fédéral Christopher Cooper, qui a formellement interdit à la direction du centre d'inscrire toute référence à Donald Trump sur l'édifice sans l'accord préalable du Congrès. Cette injonction confirme une ligne directrice établie dès mai dernier, où la justice avait déjà ordonné le retrait de mentions liées au président en exercice, jugeant que seul le nom de John F. Kennedy devait figurer sur le site. Le conseil d'administration, composé en grande partie de fidèles nommés par l'exécutif, avait pourtant tenté de contourner cette décision en proposant divers projets d'hommage liés au financement des travaux.

La rénovation prise en otage

Le président américain a publiquement conditionné la réhabilitation du bâtiment à une issue judiciaire favorable. Selon lui, les travaux de rénovation, jugés nécessaires par les experts, ne seront engagés que si la Cour suprême annule l'interdiction d'apposer son nom sur l'édifice. Le conseil d'administration justifie cette stratégie en arguant que seule l'implication directe de Donald Trump permet de lever les fonds nécessaires à la survie financière de l'institution, dont l'état des finances est jugé précaire.

Une crise de fréquentation et de gouvernance

Depuis le changement de gouvernance en 2025, le Kennedy Center traverse une période de turbulences marquée par une désaffection croissante du milieu artistique. La programmation, orientée vers une ligne politique spécifique, a entraîné le retrait de nombreuses productions et une chute significative des ventes de billets. Si le conseil d'administration invoque des « raisons de sécurité » pour justifier la fermeture immédiate, le juge Cooper avait précédemment souligné un manquement au « devoir de prudence » de l'instance dirigeante, pointant du doigt les conséquences économiques désastreuses de cette gestion pour l'avenir de ce haut lieu culturel américain.

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