Le juge d’instruction chargé du dossier de l’ancien ministre Lat Diop a confirmé la levée définitive du dispositif de surveillance électronique qui le suivait depuis sa mise en liberté conditionnelle. Cette décision intervient après le retour du sénégalais d’un séjour en France, où le bracelet avait été temporairement retiré.
Le juge d’instruction tranche la question du bracelet
À l’issue du voyage de Lat Diop en France, le magistrat sénégalais a choisi de ne pas réinstaller le bracelet électronique au moment du retour du ministre au pays. Le dispositif, qui avait été suspendu uniquement pour permettre le déplacement à l’étranger, est ainsi définitivement retiré, marquant la fin du contrôle électronique imposé par la justice.
Antécédents judiciaires : la mainlevée de septembre 2026
Cette décision s’inscrit dans la continuité d’une mesure prise le 23 septembre 2026 par la chambre d’accusation de la cour d’appel de Dakar. À cette date, la juridiction avait déjà accordé une mainlevée du bracelet à la suite d’une requête présentée par la défense de Lat Diop. Parmi les avocats intervenus, Me Badara Alioune Fall était notamment cité comme porte‑parole de la demande.
Enjeux de la levée du dispositif de suivi
La suppression définitive du bracelet électronique soulève plusieurs questions quant à la gestion des libertés conditionnelles au Sénégal. D’une part, elle montre la capacité du système judiciaire à adapter les mesures de contrôle aux circonstances individuelles, notamment lorsqu’un déplacement à l’étranger est justifié. D’autre part, elle rappelle la nécessité d’un suivi rigoureux des dossiers où la liberté conditionnelle a été accordée, afin d’assurer la sécurité publique tout en respectant les droits des personnes concernées.
Réactions et perspectives
Les observateurs du droit sénégalais notent que la décision du juge d’instruction ne constitue pas un précédent juridique, mais elle pourrait influencer les futures procédures de suivi électronique. Le cas de Lat Diop illustre la tension entre la volonté de garantir la conformité aux décisions de justice et la flexibilité requise pour les déplacements internationaux des personnes sous contrôle judiciaire.