Un journaliste tchadien dénonce les conditions de son arrestation et de son expulsion d’Égypte après deux semaines de détention. Malick Mahamat Tidjani, coordonnateur du média en ligne Alwihda Info, a livré ce 28 août 2026 sa version des faits, affirmant avoir été détenu arbitrairement avant d’être contraint à quitter le pays. Une affaire qui relance les débats sur la protection des journalistes et les restrictions imposées aux médias africains à l’étranger.
Une détention de près de deux semaines sans justification claire
Selon Malick Mahamat Tidjani, son séjour en Égypte était régulier et conforme aux procédures administratives en vigueur. Pourtant, il déclare avoir été arrêté sans motif explicite, puis maintenu en détention pendant quatorze jours avant d’être finalement expulsé vers le Tchad. Ces allégations soulèvent des questions sur le respect des droits fondamentaux et les pratiques des autorités égyptiennes en matière de liberté de la presse.
Une expulsion vers le Tchad : entre contrainte et absence de transparence
L’expulsion de Malick Mahamat Tidjani vers son pays d’origine, le Tchad, intervient sans qu’aucune charge ne lui soit officiellement notifiée. Le journaliste affirme n’avoir reçu aucune explication sur les raisons de son arrestation ni sur les circonstances de son renvoi forcé. Cette absence de clarté interroge sur les motivations réelles derrière cette mesure, alors que les relations entre Le Caire et N’Djamena restent marquées par des tensions géopolitiques et sécuritaires dans la région du Sahel.
Alwihda Info et la presse tchadienne sous surveillance
Alwihda Info, média en ligne dont Malick Mahamat Tidjani est le coordonnateur, est connu pour son indépendance et sa couverture critique des enjeux politiques et sociaux au Tchad. Son arrestation et son expulsion en Égypte pourraient s’inscrire dans un contexte plus large de restrictions croissantes contre les médias africains, notamment ceux qui osent aborder des sujets sensibles liés à la gouvernance ou aux droits humains. Cette affaire rappelle les pressions exercées sur les journalistes tchadiens, souvent ciblés pour leur travail d’investigation.
Quelles conséquences pour la liberté de la presse en Afrique ?
L’affaire de Malick Mahamat Tidjani met en lumière les défis auxquels sont confrontés les journalistes africains, même à l’étranger. Entre arrestations arbitraires, expulsions forcées et manque de transparence des autorités, les professionnels des médias doivent souvent naviguer dans un environnement hostile. Cette situation pourrait inciter les organisations de défense des droits humains et les instances régionales à renforcer leur vigilance sur les violations de la liberté de la presse, notamment dans les pays où les régimes autoritaires limitent l’espace médiatique. Une affaire à suivre de près pour évaluer l’impact sur les droits fondamentaux en Afrique.