La disparition du journaliste Moussa Kaka, directeur de Radio Télévision Saraounia, plonge le Niger dans une nouvelle crise sécuritaire et médiatique. L’ONG Reporters sans frontières (RSF) exige des autorités nigériennes qu’elles ouvrent sans délai une enquête pour élucider les circonstances de son enlèvement, alors que le pays traverse une période de fortes tensions politiques.
Un journaliste enlevé dans un contexte explosif
Moussa Kaka, ancien correspondant de RFI au Niger jusqu’en 2023, a été vu pour la dernière fois le 31 août 2026 alors qu’il quittait son bureau en fin de journée pour rentrer chez lui. Il n’est jamais arrivé à destination, déclenchant une alerte immédiate. Sa disparition survient à peine deux jours après une tentative de coup d’État, qui a aggravé l’instabilité politique et sécuritaire dans le pays. Pour RSF, ces éléments rendent sa situation d’autant plus préoccupante.
RSF alerte sur les risques pour la liberté de la presse
Dans un communiqué publié ce 2 septembre 2026, Sadibou Marong, directeur du bureau Afrique subsaharienne de RSF, souligne que « la disparition de Moussa Kaka, journaliste de renom, est particulièrement préoccupante ». L’ONG rappelle que le Niger, déjà fragilisé par des tensions internes et des menaces terroristes, ne peut se permettre une nouvelle atteinte à la liberté de la presse. RSF exige que les autorités nigériennes agissent avec la plus grande célérité pour retrouver le journaliste et faire la lumière sur les circonstances de son enlèvement.
Une enquête immédiate pour éviter l’impunité
RSF insiste sur la nécessité d’une enquête transparente et rapide, soulignant que le manque de réponses pourrait aggraver la crise de confiance entre les médias et les institutions. La disparition de Moussa Kaka s’ajoute à une série d’incidents ciblant les journalistes au Niger, où l’environnement médiatique s’est fortement dégradé ces dernières années. Les autorités nigériennes, déjà sous pression après la tentative de coup d’État, doivent désormais prouver leur engagement en faveur de la protection des professionnels de l’information.