Le Haut‑Commissaire nigérian désigné en Afrique du Sud, Femi Fani‑Kayode, a dénoncé l’assassinat de deux ressortissants nigérians à Johannesburg et a appelé le gouvernement sud‑africain à garantir leur sécurité et à traduire les responsables en justice. Ces meurtres s’inscrivent dans un contexte de plus de cent décès de Nigérians depuis 2022, dont une trentaine imputées aux forces de police et à l’armée sud‑africaines.
Meurtres de Bishop Fakunle et James Nwankwo en septembre 2026
Le 4 septembre, Bishop Michael Taiwo Fakunle a été abattu à son domicile à Johannesburg après avoir reçu des menaces. Le lendemain, James Uchechukwu Nwankwo est décédé suite à ce que le Haut‑Commissaire décrit comme des « techniques d’interrogation brutales » menées par des officiers de la police sud‑africaine. Ces deux victimes sont les septième et huitième Nigérians tués sur le sol sud‑africain en 2026.
Bilan alarmant depuis 2022
Selon les déclarations de Fani‑Kayode, plus de cent Nigérians ont perdu la vie en Afrique du Sud depuis 2022. Parmi eux, plus de trente cas seraient directement liés à des agents de la South African Police Service (SAPS) ou de la South African Defence Force (SADF). Malgré les multiples alertes de la communauté nigériane et des autorités de Abuja, aucune arrestation, détention ou mise en examen n’a été enregistrée à ce jour.
Exigences du Haut‑Commissaire nigérian
Femi Fani‑Kayode a demandé au gouvernement sud‑africain d’intensifier les mesures de protection pour les ressortissants nigérians et de garantir que les auteurs de ces crimes soient poursuivis. Il a souligné que « personne ne doit être ciblé et assassiné simplement parce qu’il est nigérian », appelant à une réponse juridique immédiate et à la fin de l’impunité.
Ultimatum xenophobe et pressions sur les Africains
Le Haut‑Commissaire a également dénoncé un nouveau « deadline » imposé aux ressortissants africains, dont les Nigérians, les invitant à quitter le pays avant le 30 septembre. Cette échéance, selon lui, provient d’organisations non gouvernementales sud‑africaines qu’il qualifie de « racistes, xénophobes et afrophobes ». Il a appelé le gouvernement à protéger les Nigériens contre ces menaces et à assurer un traitement équitable, comparable à celui réservé aux Sud‑Africains en Nigéria.