À l’occasion d’un concert ghanéen à Manchester, la Haut‑Commissaire du Royaume‑Uni au Ghana, Sabah Zita Benson, a souligné la nécessité d’un effort conjoint entre l’État et les entreprises privées pour soutenir le secteur créatif, notamment la musique, les arts et le tourisme, afin de renforcer la visibilité internationale du pays.
Un appel à un partenariat public‑privé
Dans une interview accordée à JoyNews, la diplomate a rappelé que le développement du secteur créatif ne peut reposer uniquement sur les finances publiques. Elle a cité les récentes allocations budgétaires destinées au tourisme comme preuve de l’engagement gouvernemental, mais a insisté sur le fait que la promotion et le soutien aux industries culturelles doivent être partagés. Selon elle, le secteur privé pourrait, par exemple, financer la construction d’un studio de cinéma accessible aux acteurs ghanéens, créant ainsi une infrastructure durable grâce à une coopération structurée.
La musique comme vecteur de rayonnement international
Benson a expliqué que la musique raconte l’histoire d’un peuple et place le Ghana sur la carte mondiale. En évoquant les performances de Kofi Kinaata, Wendy Shay et Akwaboah lors de l’événement, elle a exprimé sa fierté et a souligné que les auditeurs étrangers, attirés par les titres, souhaitent connaître leurs auteurs et leurs origines, ce qui génère un intérêt touristique. Ainsi, la promotion des artistes ne se limite pas à la diffusion de leurs œuvres, elle devient un levier pour attirer des visiteurs désireux de découvrir la culture ghanéenne sur place.
Conséquences attendues d’une collaboration élargie
La diplomate estime que la mise en place d’un cadre de coopération entre le gouvernement et les investisseurs privés pourrait créer davantage d’opportunités pour les créateurs, tout en consolidant la position du Ghana comme destination culturelle, de divertissement et de tourisme. Un tel modèle favoriserait la diversification des sources de financement, la création d’infrastructures modernes et le développement de compétences locales, renforçant ainsi la compétitivité du pays sur les marchés internationaux de la musique, du cinéma et des arts visuels.