Le groupe Stallion conteste en appel la décision judiciaire validant la saisie de ses actifs par UBA

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 5 lectures
Le groupe Stallion conteste en appel la décision judiciaire validant la saisie de ses actifs par UBA

Le groupe Stallion a officiellement interjeté appel contre la décision de la Haute Cour fédérale de Lagos, qui a validé la nomination d'un administrateur judiciaire par la United Bank for Africa (UBA). Ce contentieux porte sur le recouvrement d'une dette colossale estimée à 156 milliards de nairas, impliquant des actifs stratégiques du conglomérat à travers le Nigeria.

Un bras de fer judiciaire sur les actifs

La décision rendue vendredi par le juge Daniel Osiagor a marqué un tournant dans ce dossier, en confirmant la validité de la nomination de Romeo Ese en tant qu'administrateur judiciaire. Le tribunal a autorisé ce dernier à prendre possession des biens hypothéqués par le groupe Stallion et ses filiales, situés notamment à Lagos, Kano et Port Harcourt. La justice a également statué sur l'opposabilité des garanties fournies par le groupe et ses dirigeants, renforçant ainsi la position de la banque dans sa stratégie de recouvrement.

Les fondements du litige bancaire

Le conflit trouve son origine dans des facilités de crédit accordées en 2014 par UBA à Stallion Nigeria Limited. Selon la banque, ces fonds étaient destinés à financer un contrat de fourniture de véhicules au gouvernement fédéral nigérian. UBA soutient que le groupe a délibérément détourné les paiements issus de ce contrat vers des comptes offshore, au mépris des accords initiaux qui prévoyaient le versement des recettes sur un compte domicilié auprès de l'institution financière. En plus des actifs immobiliers, la cour a ordonné aux défendeurs de cesser toute diversion des créances dues par les agences gouvernementales.

La stratégie de défense du groupe Stallion

Face à ce revers judiciaire, le groupe Stallion a exprimé son désaccord total avec le jugement, affirmant détenir des arguments solides pour obtenir une révision en appel. Le conglomérat a déposé une demande de sursis à exécution, espérant suspendre les actions de l'administrateur judiciaire jusqu'à ce que la Cour d'appel se prononce sur le fond. Cette démarche s'inscrit dans une longue bataille juridique entamée en 2023, durant laquelle le groupe avait déjà tenté de faire valoir des efforts de remboursement et des propositions de restructuration de sa dette, des arguments qui n'ont pas convaincu la Haute Cour fédérale lors de l'audience récente.

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