Le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal dénonce un blocage des missions de ses députés par la présidence de l'Assemblée

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 7 lectures
Le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal dénonce un blocage des missions de ses députés par la présidence de l'Assemblée

Le groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal a publiquement dénoncé une entrave au fonctionnement de ses activités parlementaires. Selon ses représentants, le président de l'Assemblée nationale aurait délibérément refusé de valider les ordres de mission nécessaires aux déplacements officiels de plusieurs députés de l'opposition.

Une entrave aux prérogatives parlementaires

Lors d'une conférence de presse tenue ce jeudi à Dakar, Me Aïssata Tall Sall, présidente du groupe Takku Wallu Sénégal, a révélé que plusieurs parlementaires se sont vu interdire de partir en mission. Cette décision, attribuée au président de l'Assemblée nationale, se manifeste par un refus de signature des ordres de mission indispensables à tout déplacement officiel. Pour la présidente du groupe, cette manœuvre constitue une entrave directe à l'exercice du mandat des députés concernés, limitant ainsi leur capacité à remplir leurs fonctions sur le terrain.

Un climat politique sous tension

Cette déclaration intervient dans un contexte de forte crispation au sein de l'hémicycle sénégalais. La question des missions parlementaires a été soulevée en marge d'une intervention consacrée au rejet du projet de loi de finances rectificative (LFR) 2026, survenu le 3 novembre dernier. Le groupe Takku Wallu Sénégal y voit une manœuvre politique visant à restreindre les mouvements et l'influence de l'opposition au sein de l'institution législative.

Des accusations de blocage institutionnel

L'ancienne garde des Sceaux a fermement condamné ce qu'elle qualifie de pratique arbitraire, soulignant que ce refus de signer les documents administratifs empêche de facto les députés de quitter le territoire ou de se déplacer dans le cadre de leurs missions. Si les motivations précises de cette décision n'ont pas été explicitées par la présidence de l'Assemblée, l'opposition y perçoit une volonté délibérée de paralyser ses activités. Ce différend illustre la dégradation des relations entre la majorité et l'opposition, au moment où les débats budgétaires et législatifs cristallisent les oppositions politiques au sein de l'institution.

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