Le groupe parlementaire minoritaire exige la transparence sur les 50 millions de cédis dépensés pour l'évacuation de ressortissants ghanéens

Par Rédaction KUMBA 2 min de lecture 32 lectures
Le groupe parlementaire minoritaire exige la transparence sur les 50 millions de cédis dépensés pour l'évacuation de ressortissants ghanéens

Le groupe parlementaire minoritaire au sein de la commission des Affaires étrangères a décidé de boycotter une réunion à huis clos prévue le 16 septembre 2026. Cette décision fait suite au refus persistant du ministère des Affaires étrangères de fournir un rapport détaillé sur les 50 millions de cédis engagés pour le rapatriement de 1 964 citoyens ghanéens depuis l'Afrique du Sud.

Une demande d'accès à l'information restée sans réponse

La controverse porte sur l'absence de justificatifs financiers malgré une requête formelle déposée par les députés de l'opposition le 17 août 2026. En s'appuyant sur la loi relative au droit à l'information (Right to Information Act, 2019), le groupe minoritaire avait sollicité des documents précis concernant les coûts logistiques de l'opération. Ces documents devaient détailler les dépenses liées aux vols, à l'hébergement, à la restauration, aux services médicaux ainsi qu'aux aides à la réintégration des ressortissants.

L'exigence de redevabilité face aux fonds publics

Le ministère des Affaires étrangères a annoncé, le 7 septembre, un coût total de près de 50 millions de cédis pour cette opération d'évacuation, motivée par les menaces liées aux attaques xénophobes en Afrique du Sud. Si le groupe minoritaire réaffirme son soutien total à la protection des citoyens ghanéens à l'étranger, il souligne que cet impératif sécuritaire ne dispense pas l'exécutif de son obligation de transparence. Pour les députés, le soutien politique à une mission d'urgence ne saurait justifier l'opacité sur l'utilisation des deniers publics.

Un bras de fer parlementaire sur la gestion budgétaire

Le boycott de la réunion, initialement prévue pour permettre au ministre des Affaires étrangères de présenter un briefing sur l'opération, marque une volonté de durcir le ton. Les parlementaires estiment qu'il est inapproprié de participer à une séance d'information à huis clos tant que les documents comptables, incluant les détails sur les partenariats privés et les procédures de passation de marchés, n'auront pas été transmis. Le groupe minoritaire a réitéré son intention de maintenir cette position jusqu'à ce que le ministère se conforme à ses obligations de transparence, rappelant que cette responsabilité de contrôle est due aux citoyens ghanéens, premiers contributeurs au budget national.

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